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Le marché immobilier français en mouvement cet été
Entre l’évolution des taux d’usure, un nouveau projet de loi sur le logement et des ajustements sur les aides à la rénovation énergétique, l’actualité immobilière de juillet 2026 offre plusieurs signaux à surveiller de près, que l’on soit propriétaire, locataire ou porteur d’un projet de rénovation.
Des taux d’usure plus souples depuis le 1er juillet
Bonne nouvelle pour les emprunteurs : les taux d’usure, ce plafond légal au-delà duquel les banques ne peuvent pas prêter, ont été relevés au 1er juillet 2026. Cette remontée offre davantage de marge de manœuvre aux établissements bancaires pour financer les projets immobiliers, notamment pour les profils considérés jusqu’ici comme plus fragiles ou pour les biens nécessitant des travaux importants.
Concrètement, cet assouplissement peut faciliter :
- L’accès au crédit pour les primo-accédants, souvent les premiers pénalisés par des taux d’usure trop bas.
- Le financement de projets incluant une enveloppe travaux conséquente, notamment pour la rénovation énergétique.
- Une reprise progressive des transactions dans un marché qui cherche à retrouver un peu de dynamisme après plusieurs années plus difficiles.
La location, point noir persistant du marché
Si le crédit se détend légèrement, le secteur locatif concentre en revanche les principales inquiétudes du moment. Trouver un logement à louer devient de plus en plus complexe dans les grandes agglomérations françaises, l’offre continuant de se réduire face à une demande toujours soutenue. Cette tension se traduit par :
- Des délais de recherche allongés pour les candidats à la location, en particulier dans les métropoles étudiantes.
- Une sélectivité accrue des propriétaires bailleurs face à un nombre élevé de dossiers.
- Un écart croissant entre les logements rénovés, très recherchés, et les biens les moins performants énergétiquement, qui subissent des négociations à la baisse.
MaPrimeRénov’ : des plafonds revus à la hausse
Du côté de la rénovation énergétique, les plafonds de travaux subventionnables par MaPrimeRénov’ évoluent significativement. Les propriétaires réalisant des travaux permettant un gain d’au moins deux classes énergétiques peuvent désormais prétendre à une aide allant jusqu’à 30 000 euros, tandis que les rénovations les plus ambitieuses, avec un gain d’au moins trois classes, peuvent ouvrir droit jusqu’à 40 000 euros de subvention.
Pour rappel, le bilan du premier semestre 2025 donnait déjà la mesure de l’ampleur du dispositif, avec plus de 156 000 logements rénovés et près de 1,9 milliard d’euros d’aides octroyées sur cette seule période. Ces chiffres illustrent l’importance prise par la rénovation énergétique dans les projets immobiliers des Français, portée à la fois par les enjeux économiques et environnementaux.
Le dispositif « Mon Accompagnateur Rénov' » évolue aussi
À partir du 1er juillet 2026, la territorialisation de l’agrément Mon Accompagnateur Rénov’ s’applique pour les agréments en cours au 31 décembre 2025. Ce dispositif d’accompagnement, obligatoire pour les rénovations les plus importantes, vise à garantir aux ménages un suivi de qualité tout au long de leur projet, de l’audit énergétique initial jusqu’à la réception des travaux.
Un projet de loi logement pour relancer la construction
Sur le plan législatif, un projet de loi relatif à la relance du logement a été présenté récemment. Son premier article prévoit le lancement d’un troisième programme national de renouvellement urbain, l’Anru 3, avec l’ambition de sélectionner 150 quartiers d’ici la fin de l’année 2026. Ce programme disposera d’une enveloppe initiale de cinq milliards d’euros, financée en partie par l’État mais également par des acteurs comme Action Logement, l’USH ou la Caisse des dépôts.
Ce texte s’inscrit dans une volonté plus large de relancer l’investissement locatif et la construction neuve, dans un contexte où l’offre de logements peine à répondre à la demande dans de nombreux territoires.
Ce qu’il faut retenir pour les propriétaires et futurs acquéreurs
- Profiter de la remontée des taux d’usure pour relancer un projet de financement mis en pause.
- Prioriser les travaux de rénovation énergétique avant une éventuelle mise en location ou en vente, les biens rénovés restant nettement plus recherchés.
- Se renseigner sur les nouveaux plafonds MaPrimeRénov’ avant de lancer un chantier, pour optimiser le plan de financement.
Conclusion
Entre assouplissement du crédit, renforcement des aides à la rénovation et nouveau projet de loi logement, le marché immobilier français amorce en cette rentrée estivale plusieurs évolutions structurantes. Des changements à suivre de près pour tous ceux qui envisagent d’acheter, de louer ou de rénover dans les mois qui viennent.
