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Au-delà des ajustements déjà connus de MaPrimeRénov’, une autre évolution technique mais lourde de conséquences est entrée en vigueur début septembre 2026 : le recentrage des fiches CEE dédiées à la rénovation d’ampleur sur les logements les plus énergivores. Un changement qui redéfinit qui peut réellement bénéficier de ces aides.
Un recentrage sur les passoires thermiques
Depuis le 1er septembre 2026, les fiches CEE BAR-TH-174, pour les maisons individuelles, et BAR-TH-175, pour les appartements, ne sont plus accessibles qu’aux logements dont le diagnostic de performance énergétique (DPE) initial est classé E, F ou G. Les logements mieux classés sont désormais exclus de ce dispositif spécifique de rénovation globale.
- Classe E, F ou G : éligibilité maintenue aux fiches de rénovation d’ampleur
- Classe D et mieux : sortie du dispositif CEE dédié à la rénovation globale
- Un objectif clairement affiché : concentrer l’effort public sur les logements les plus énergivores
Pourquoi ce ciblage plus strict
Cette réorientation répond à une logique budgétaire autant qu’environnementale : en resserrant l’accès aux aides les plus généreuses sur les logements réellement classés passoires thermiques, l’État cherche à maximiser l’impact des fonds publics disponibles, dans un contexte de tension sur les finances des dispositifs d’aide à la rénovation.
Le chauffage au gaz définitivement écarté
Autre changement notable entré en vigueur au même moment : les maisons individuelles qui conservent un système de chauffage au gaz ne peuvent plus prétendre à l’aide dans le cadre du parcours par geste. Pour rester éligible, les propriétaires doivent désormais s’orienter vers des solutions alternatives.
- L’installation d’une pompe à chaleur air/eau, géothermique ou solarothermique
- Le raccordement à un réseau de chaleur urbain
- L’adoption d’un système de chauffage au bois
Ce qui reste accessible dans le parcours par geste
Malgré ces restrictions, plusieurs types de travaux demeurent éligibles aux aides en France métropolitaine, notamment le raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid, l’installation d’équipements de chauffage renouvelable, ou encore la réalisation d’un audit énergétique préalable, souvent recommandé avant d’engager des travaux lourds.
L’audit énergétique, une étape clé
Avant tout projet de rénovation d’ampleur, la réalisation d’un audit énergétique permet d’identifier les postes de déperdition thermique prioritaires et d’optimiser le plan de financement en combinant les différentes aides disponibles, qu’elles relèvent des CEE, de MaPrimeRénov’ ou de dispositifs locaux.
Conseils pour les propriétaires concernés
Face à ces évolutions, quelques recommandations pratiques :
- Vérifier son étiquette DPE actuelle avant d’engager toute démarche
- Faire réaliser un audit énergétique pour prioriser les travaux les plus efficaces
- Se rapprocher d’un conseiller France Rénov’ pour construire un plan de financement adapté
- Comparer les devis d’artisans certifiés RGE, condition indispensable pour l’obtention des aides
Ce qu’il faut retenir
Le resserrement des critères d’éligibilité aux fiches CEE de rénovation d’ampleur marque une étape supplémentaire dans la politique de ciblage des aides à la rénovation énergétique. Les propriétaires de logements classés E, F ou G ont tout intérêt à se renseigner rapidement pour ne pas manquer cette fenêtre d’opportunité, tandis que les autres devront se tourner vers d’autres dispositifs pour financer leurs travaux.
