Crédit immobilier : pourquoi les taux remontent en cette rentrée 2026 et comment s’adapter

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Après plusieurs mois de stabilité qui avaient redonné un peu d’air aux candidats à l’accession, les taux de crédit immobilier repartent légèrement à la hausse depuis la mi-août 2026. Une évolution qui s’explique par des facteurs macroéconomiques bien précis et qui invite les futurs emprunteurs à revoir certains réflexes pour continuer à décrocher un financement dans de bonnes conditions.

Où en sont les taux en septembre 2026 ?

Selon le baromètre publié début septembre par plusieurs courtiers, les taux moyens obtenus par les emprunteurs atteignent désormais environ 3,23 % sur 15 ans, 3,43 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans. Les meilleurs dossiers, ceux présentant un apport conséquent et des revenus stables, peuvent encore négocier des conditions plus avantageuses, autour de 3,00 % sur 15 ans et 3,25 % sur 25 ans.

Les chiffres à retenir

  • Environ 3,23 % en moyenne sur 15 ans
  • Environ 3,43 % en moyenne sur 20 ans
  • Environ 3,53 % en moyenne sur 25 ans

Pourquoi cette remontée des taux ?

Cette évolution s’explique en grande partie par le renchérissement des conditions de financement des banques sur les marchés obligataires. Le taux de l’OAT française à 10 ans, qui sert de référence pour fixer le coût du crédit, a franchi la barre des 4 % début septembre. Dans le même temps, la Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point le 10 septembre, portant le taux de la facilité de dépôt à 2,50 % à compter du 16 septembre. Ces deux mouvements combinés expliquent la remontée progressive observée chez les établissements prêteurs.

Les facteurs en jeu

  • La hausse des taux obligataires français
  • Le durcissement de la politique monétaire de la BCE
  • Une prudence accrue des banques sur le risque de crédit

Comment continuer à emprunter dans de bonnes conditions

Face à cette remontée, plusieurs leviers restent à la disposition des emprunteurs pour limiter l’impact sur leur projet immobilier. Le passage par un courtier permet souvent d’accéder à des offres plus compétitives que celles proposées en agence, notamment grâce à la mise en concurrence de plusieurs banques. Un apport personnel plus conséquent reste également un argument de poids pour négocier un taux plus favorable, tout comme la stabilité professionnelle et la maîtrise de son taux d’endettement.

Les bons réflexes à adopter

  • Comparer plusieurs offres via un courtier avant de signer
  • Soigner son dossier avec un apport et une épargne de précaution
  • Privilégier un bien avec un bon diagnostic de performance énergétique

Le rôle croissant de la rénovation énergétique

Certains établissements bancaires proposent désormais des conditions de financement plus avantageuses pour l’achat de logements affichant un bon DPE, ou lorsque le projet intègre des travaux de rénovation énergétique. Cette tendance s’inscrit dans un contexte où MaPrimeRénov’ évolue également, avec depuis le 1er septembre 2026 des critères resserrés qui excluent notamment les rénovations conservant un chauffage au gaz. Les acquéreurs ont donc tout intérêt à intégrer cette dimension énergétique dès la recherche de leur bien.

En résumé

La remontée des taux de crédit immobilier observée depuis la mi-août 2026 rappelle que le marché reste sensible aux décisions de politique monétaire et à l’évolution des taux obligataires. Sans être alarmante, cette tendance invite les candidats à l’accession à soigner davantage leur dossier, à comparer les offres et à intégrer la performance énergétique du logement dans leur réflexion, deux leviers qui restent entièrement entre leurs mains.

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