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Microsoft muscle sa gamme Surface
Après plusieurs mois d’attente, Microsoft a officialisé fin septembre ses nouveaux Surface Pro 12 pouces et Surface Laptop 13 pouces, tous deux propulsés par la puce Snapdragon X2 Plus de Qualcomm. Ces machines s’accompagnent d’un nouveau stylet Surface Slim Pen et d’une souris repensée, confirmant la volonté de la firme de Redmond d’offrir un écosystème cohérent autour de ses ordinateurs portables premium.
Ce choix du processeur ARM n’est pas anodin : il s’inscrit dans une stratégie plus large de Microsoft visant à généraliser les puces à basse consommation, capables d’offrir une autonomie largement supérieure aux architectures x86 traditionnelles, tout en embarquant une puissance de calcul dédiée à l’intelligence artificielle directement sur l’appareil.
Google entre dans la danse avec ses Googlebook
Autre acteur à bousculer le marché des PC portables cette rentrée : Google, qui lance ses Googlebook, une nouvelle génération de machines disponibles en France dès 1 099 euros. Ces ordinateurs fonctionnent sous Googlebook OS, une plateforme hybride pensée pour concurrencer directement l’offre Windows et macOS sur un segment intermédiaire, entre les traditionnels Chromebook et les PC portables classiques.
- Un positionnement tarifaire agressif, pensé pour séduire un public plus large que les seuls professionnels équipés en Chromebook.
- Une intégration poussée aux services Google, avec une couche logicielle optimisée pour l’IA embarquée.
- Une arrivée qui intensifie la concurrence face à Microsoft et aux constructeurs traditionnels sur le segment du PC portable grand public.
L’IA embarquée devient un critère d’achat à part entière
Au-delà des nouveaux modèles, c’est toute la filière qui évolue sous l’impulsion de l’intelligence artificielle. Microsoft conditionne désormais l’attribution de son label Copilot+ à la présence d’un processeur neuronal (NPU) capable d’atteindre au minimum 40 TOPS de puissance de calcul dédiée à l’IA. Un seuil technique qui redessine les gammes de tous les grands constructeurs, désormais contraints d’intégrer ce type de composant pour rester dans la course.
Cette exigence accompagne une vague plus large de machines Windows sur architecture ARM, attendue pour l’automne 2026, avec des modèles signés Dell, HP, Lenovo, ASUS et MSI, en plus des Surface de Microsoft. Un mouvement qui pourrait, à terme, rebattre durablement les cartes d’un marché du PC portable dominé depuis des décennies par les processeurs x86.
Ce qu’il faut retenir avant d’acheter un PC portable cet automne
- Les machines sous Snapdragon X2 Plus séduisent par leur autonomie, mais vérifiez la compatibilité de vos logiciels habituels avec l’architecture ARM.
- Le label Copilot+ garantit un socle minimal de puissance IA, un critère à surveiller pour anticiper les usages de demain.
- Les Googlebook constituent une alternative intéressante sur le segment intermédiaire, à condition d’être à l’aise avec un écosystème logiciel différent de Windows.
- Plusieurs constructeurs historiques dévoileront leurs propres modèles ARM dans les prochaines semaines : mieux vaut comparer avant de se décider.
En résumé
Entre les nouveaux Surface, l’arrivée surprise des Googlebook et la généralisation des puces IA, le marché du PC portable vit une rentrée particulièrement mouvementée. Une période charnière pour les acheteurs, qui devront désormais arbitrer entre architecture ARM, puissance IA embarquée et compatibilité logicielle avant de faire leur choix.
