DPE et location : ce qui change vraiment pour les propriétaires de logements F et G

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Les logements classés G définitivement exclus du marché locatif

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail, ni même d’un renouvellement, en France métropolitaine. Pour louer légalement un bien aujourd’hui, celui-ci doit donc être classé au minimum F, un seuil qui va lui-même se durcir dans les années à venir : l’interdiction s’étendra aux logements classés F au 1er janvier 2028, puis aux logements E au 1er janvier 2034.

Cette trajectoire progressive vise à éliminer durablement les passoires thermiques du parc locatif français, mais elle impose aux propriétaires bailleurs un calendrier de travaux à anticiper dès maintenant, sous peine de voir leur bien devenir tout simplement inlouable.

La colocation, elle aussi concernée

Contrairement à une idée reçue, les logements en colocation ne bénéficient d’aucune exception. Qu’elles soient organisées en bail unique ou en baux multiples, les colocations sont soumises exactement aux mêmes règles que les locations classiques. Un logement classé G ne peut donc pas être proposé en colocation, pas plus qu’en location individuelle, ce qui oblige certains propriétaires de grandes surfaces prisées des étudiants à revoir leur stratégie de rénovation en priorité.

  • Bail unique : le DPE global du logement doit respecter le seuil minimal en vigueur.
  • Baux multiples : chaque chambre louée séparément reste soumise à la même contrainte réglementaire.
  • Aucune dérogation automatique n’existe pour ce type de configuration locative.

Vers un assouplissement encadré pour les propriétaires de bonne foi

Face aux difficultés rencontrées par certains bailleurs, un projet de loi actuellement en discussion prévoit de rouvrir la location des logements classés F ou G, à condition que le propriétaire s’engage formellement dans une rénovation énergétique. Des dérogations sont également envisagées en cas de contraintes techniques avérées, de refus de travaux opposé par la copropriété, ou de chantiers de rénovation déjà engagés mais non achevés.

Ce texte, encore en cours d’examen, ne remet pas en cause l’objectif final de sortie des passoires thermiques, mais cherche à éviter que des propriétaires engagés dans une démarche vertueuse ne se retrouvent bloqués administrativement pendant la durée des travaux.

Le DPE collectif s’impose aussi en copropriété

Autre changement structurant depuis le 1er janvier 2026 : toutes les copropriétés construites avant 2013 doivent désormais disposer d’un DPE collectif, distinct du diagnostic individuel de chaque lot. Cette obligation permet d’avoir une vision d’ensemble de la performance énergétique de l’immeuble et facilite la programmation de travaux de rénovation globale, souvent plus efficaces et parfois moins coûteux au lot qu’une succession de rénovations individuelles.

  • Vérifier la classe DPE de son bien avant toute mise en location ou renouvellement de bail.
  • Anticiper les travaux de rénovation énergétique plutôt que d’attendre l’échéance réglementaire.
  • Se renseigner sur le DPE collectif de sa copropriété si l’immeuble a été construit avant 2013.
  • Suivre l’évolution du projet de loi sur les dérogations, qui pourrait offrir plus de souplesse aux bailleurs engagés dans des travaux.

En résumé

Entre l’exclusion définitive des logements G, l’extension progressive de l’interdiction aux classes F puis E, et l’arrivée du DPE collectif en copropriété, les règles applicables aux bailleurs continuent de se durcir en 2026. Anticiper ces échéances reste la meilleure stratégie pour éviter de se retrouver avec un bien impossible à louer.

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