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Le mot « remboursement » grimpe depuis plusieurs heures dans les recherches liées à la santé. La raison est concrète : depuis le 1er octobre 2026, plusieurs règles encadrant les franchises médicales et certains remboursements de l’Assurance maladie ont changé, avec un effet direct sur le reste à charge de millions de Français.
Des franchises médicales revues nettement à la hausse
Selon un décret publié au Journal officiel le 12 septembre 2026, le plafond annuel des franchises médicales passe de 100 à 140 euros par assuré. Ces franchises, prélevées sur le remboursement des médicaments, des actes paramédicaux ou des transports sanitaires, pèsent directement sur le budget santé des ménages, en particulier ceux qui consomment le plus de soins au cours de l’année.
Les participations forfaitaires augmentent aussi
Autre changement notable : le plafond des participations forfaitaires, appliquées notamment sur les consultations médicales, passe de 25 à 35 par an, ce qui porte le montant maximal prélevé de 50 à 70 euros annuels. Cumulé avec la hausse des franchises médicales, l’effort demandé aux assurés les plus consommateurs de soins augmente sensiblement cette année.
Qui reste protégé de ces hausses
- Les mineurs, qui restent exonérés de ces franchises et participations.
- Les femmes enceintes, également exclues du dispositif.
- Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, qui continuent de bénéficier d’une exonération totale.
Deux changements plus favorables aux assurés
Toutes les nouveautés de ce mois d’octobre ne sont pas défavorables aux patients. Certaines protections menstruelles réutilisables sont désormais prises en charge, dans la limite de deux produits éligibles par an, à condition d’être délivrées en pharmacie. Autre avancée : les masseurs-kinésithérapeutes peuvent désormais réaliser le bilan de prévention, pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, ce qui élargit l’accès à cette démarche de prévention.
Un changement moins favorable sur les transports sanitaires
Certains trajets en taxi, pour des patients en affection de longue durée non exonérante, ne sont désormais plus systématiquement couverts par l’Assurance maladie, selon les nouvelles règles entrées en vigueur ce mois-ci. Un point moins commenté que la hausse des franchises, mais qui peut représenter un coût significatif pour les patients concernés par des trajets réguliers.
Et ce n’est pas fini : d’autres changements au 1er janvier 2027
Ces ajustements d’octobre ne sont qu’une première étape : d’autres évolutions sont déjà annoncées pour le 1er janvier 2027, notamment sur le remboursement des soins dentaires et sur la prise en charge de certains médicaments. De quoi inciter chaque assuré à surveiller régulièrement sa feuille de soins dans les prochains mois, pour éviter les mauvaises surprises.
