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À l’occasion d’Octobre Vert, le mois de sensibilisation au cancer du foie, les spécialistes rappellent un point souvent méconnu : un dépistage régulier chez les personnes à risque peut changer radicalement le pronostic de cette maladie. Voici les réflexes à connaître.
La cirrhose, principal facteur de risque à surveiller
La grande majorité des cancers du foie se développent sur un terrain de cirrhose, quelle qu’en soit la cause (alcool, hépatite virale, stéatose liée au surpoids). C’est pourquoi l’Association française pour l’étude du foie (AFEF) réclame un dépistage systématique pour toutes les personnes diagnostiquées cirrhotiques, et non uniquement pour celles qui présentent déjà des symptômes.
Un suivi encore trop rare
Selon l’AFEF, seuls environ 20 % des patients cirrhotiques bénéficient aujourd’hui d’un suivi de dépistage régulier. Un chiffre bas qui s’explique en partie par un manque d’information, mais aussi par des parcours de soins parfois mal coordonnés entre médecine de ville et établissements spécialisés.
- Un dépistage repose généralement sur une échographie réalisée tous les six mois
- Il peut être complété par un dosage sanguin spécifique selon les recommandations du médecin
- La régularité du suivi compte autant que l’examen lui-même
Des centres dédiés pour accélérer la prise en charge
Face à ce constat, plusieurs hôpitaux ont mis en place des centres de diagnostic rapide, à l’image de celui de la Pitié-Salpêtrière à Paris. L’objectif : réduire au maximum le délai entre une suspicion de cancer du foie et la confirmation du diagnostic, une étape souvent décisive pour les options de traitement disponibles ensuite.
Qui doit se sentir concerné
Au-delà des patients déjà suivis pour une cirrhose, les médecins recommandent d’être attentif en cas d’antécédents d’hépatite B ou C, de consommation d’alcool régulière sur une longue période, ou de surpoids associé à un diabète de type 2, facteurs qui favorisent l’apparition d’une stéatose hépatique pouvant évoluer vers une cirrhose silencieuse.
Un échange avec son médecin traitant reste le point de départ le plus simple pour savoir si un dépistage régulier est recommandé dans sa situation.
