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Alors qu’Octobre Vert braque les projecteurs sur le cancer du foie, une autre actualité agite en parallèle le monde de l’oncologie : la percée annoncée par les laboratoires Moderna et Merck autour d’un vaccin thérapeutique contre le cancer.
Des résultats de phase 3 qui ont fait grimper l’action Moderna de 160 %
Le 19 août 2026, Moderna et Merck ont annoncé des résultats positifs de phase 3 pour leur vaccin expérimental, baptisé intismeran autogene, développé contre le mélanome. L’annonce a eu un effet immédiat en bourse : le titre Moderna a brièvement grimpé d’environ 160 % dans la foulée, traduisant l’ampleur de l’attente des investisseurs autour de cette technologie.
Un vaccin construit sur mesure pour chaque patient
Contrairement à un vaccin préventif classique, ce traitement expérimental est conçu à partir des mutations génétiques propres à la tumeur de chaque patient. Le principe : entraîner le système immunitaire à reconnaître et attaquer spécifiquement les cellules cancéreuses, en s’appuyant sur la même technologie à ARN messager popularisée pendant la pandémie de Covid-19.
- Un vaccin personnalisé, fabriqué après analyse de la tumeur du patient
- Une technologie ARN messager déjà éprouvée dans d’autres indications
- Des résultats de phase 3 jugés suffisamment solides pour relancer l’intérêt du secteur
Une présentation détaillée attendue le 24 octobre
Si les grandes lignes des résultats ont été communiquées en août, les données complètes de cette phase 3 doivent être présentées le 24 octobre, soit le lendemain de la publication de cet article. Une échéance suivie de près par les analystes, qui y voient potentiellement un catalyseur plus important encore pour l’action Moderna que l’annonce initiale.
Au niveau plus large, cette avancée s’inscrit dans un contexte où plusieurs laboratoires accélèrent leurs recherches sur les vaccins anticancéreux, portés notamment par des initiatives américaines visant à soutenir financièrement ce type de programmes.
Disponible en France, pas pour tout de suite
Attention toutefois à ne pas confondre percée scientifique et mise à disposition immédiate pour les patients. Ce type de traitement doit encore passer par les étapes classiques d’autorisation avant d’être potentiellement proposé en France, un processus qui prend généralement plusieurs années même après des résultats cliniques encourageants.
