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Derrière la campagne Octobre Vert consacrée au cancer du foie, une série de chiffres permet de mieux mesurer l’ampleur réelle de cette maladie en France, et la raison pour laquelle les autorités sanitaires s’en inquiètent de plus en plus.
Entre 11 000 et 12 000 nouveaux cas chaque année
Selon les sources, le nombre de nouveaux cas de cancer du foie diagnostiqués chaque année en France oscille entre 11 000 et 12 000. Cet écart illustre une difficulté connue en santé publique : selon la méthode de comptage et l’année de référence utilisée, les estimations peuvent varier sensiblement, sans remettre en cause l’ordre de grandeur global.
La troisième cause de mortalité par cancer dans le monde
À l’échelle mondiale, le cancer du foie se classe au troisième rang des cancers les plus meurtriers, derrière le cancer du poumon et le cancer colorectal. Un classement qui surprend souvent, tant cette pathologie reste moins présente dans le débat public que d’autres cancers plus médiatisés.
Un doublement annoncé d’ici 25 ans
C’est la projection la plus marquante communiquée par le ministère : dans une réponse à une question écrite publiée le 12 mai 2026 à l’Assemblée nationale, les autorités confirment que le nombre de cas pourrait doubler en France d’ici 25 ans si rien ne change dans la prise en charge des facteurs de risque.
- 11 000 à 12 000 nouveaux cas par an actuellement en France
- 3e cause de mortalité par cancer dans le monde
- Un doublement des cas projeté d’ici 25 ans
- Seulement 20 % des patients cirrhotiques bénéficient d’un dépistage régulier
Le dépistage, variable d’ajustement la plus citée
Face à ces chiffres, le taux de dépistage reste la donnée la plus souvent pointée du doigt par les spécialistes. Selon l’Association française pour l’étude du foie, seuls 20 % environ des patients cirrhotiques, pourtant la population la plus exposée, bénéficient aujourd’hui d’un suivi de dépistage régulier. Un chiffre jugé insuffisant au regard du nombre de cas considérés comme évitables.
Pourquoi ces chiffres doivent être pris au sérieux
Pris isolément, chacun de ces chiffres peut sembler abstrait. Mis bout à bout, ils dessinent cependant une trajectoire claire : une maladie en progression, largement liée à des facteurs de risque identifiés, et un système de dépistage qui ne touche aujourd’hui qu’une minorité des personnes concernées. De quoi expliquer pourquoi la prévention reste, pour les autorités sanitaires, le levier prioritaire pour inverser la tendance dans les années à venir.
