Avant de livrer ses prédictions sur l’intelligence artificielle et l’avenir du jeu vidéo, Ken Kutaragi a d’abord marqué l’histoire en imposant, seul contre beaucoup, l’idée même de la PlayStation.
Un ingénieur entré chez Sony en pleine ascension
Né à Tokyo en 1950, Ken Kutaragi rejoint Sony au milieu des années 1970. Il y développe d’abord des compétences pointues en ingénierie, avant de travailler sur un projet qui allait changer sa trajectoire : une puce de traitement sonore destinée à une console de Nintendo, dans le cadre d’un partenariat entre les deux groupes japonais.
Lorsque ce partenariat s’effondre, la plupart des dirigeants de Sony considèrent le projet de console comme mort-né. Kutaragi, lui, refuse d’abandonner et plaide en interne pour que Sony développe seul sa propre machine de jeu, convaincu du potentiel du marché.
Le pari gagnant de la PlayStation
Ce pari, beaucoup au sein de Sony le jugeaient voué à l’échec. Kutaragi a lui-même reconnu, des années plus tard, que tout le monde leur prédisait l’échec au moment du lancement. La suite lui donnera pourtant raison de manière éclatante : la PlayStation originale sort au Japon en 1994, avant une conquête mondiale qui installe durablement Sony comme acteur majeur du jeu vidéo.
- Entré chez Sony au milieu des années 1970.
- Fondateur de Sony Computer Entertainment en 1993.
- PDG de la division PlayStation de 1997 à 2007.
- A quitté Sony en 2007, après le lancement de la PlayStation 3.
Une voix toujours écoutée
Depuis son départ de Sony, Ken Kutaragi est resté actif dans l’écosystème technologique japonais, notamment en tant qu’administrateur externe au sein d’autres entreprises du secteur. Son statut de visionnaire reconnu, acquis grâce au succès de la PlayStation, continue de donner un poids particulier à ses prises de position publiques, notamment lorsqu’il s’exprime sur les bouleversements que l’intelligence artificielle pourrait apporter au divertissement interactif.
C’est précisément ce passé de pionnier à contre-courant qui donne aujourd’hui tout leur relief à ses récentes déclarations sur l’avenir du jeu vidéo face à l’IA générative.
