En marge de sa prédiction sur l’IA générative et le jeu vidéo, Ken Kutaragi a livré une autre déclaration qui a fait grand bruit : celle d’une possible fin de l’ère des consoles telles que nous les connaissons.
Une sortie distincte, dans un autre média
Ces propos n’ont pas été tenus dans l’interview accordée au média japonais 4Gamer début octobre, mais dans un entretien séparé donné au média britannique spécialisé The Game Business. Il y évoque un scénario dans lequel les consoles de jeu, telles qu’elles existent depuis des décennies, pourraient progressivement perdre leur raison d’être face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle générative.
Un positionnement qui peut surprendre venant de l’homme qui a justement consacré une grande partie de sa carrière à concevoir et à défendre ces mêmes consoles chez Sony.
Une précision importante
Ken Kutaragi a pris soin de préciser que ces déclarations reflétaient sa réflexion personnelle sur l’évolution du secteur, et non une quelconque position officielle de Sony, entreprise qu’il a quittée en 2007. Une nuance essentielle, à l’heure où ses propos circulent largement et sont parfois présentés de façon plus tranchée qu’ils ne le sont réellement.
- Déclaration faite dans une interview distincte, accordée à The Game Business.
- Scénario évoqué : une possible disparition progressive des consoles traditionnelles.
- Kutaragi précise qu’il s’agit de son opinion personnelle, pas de celle de Sony.
Pourquoi le sujet reste sensible
Le marché des consoles reste aujourd’hui un pilier économique majeur pour plusieurs géants du secteur, Sony en tête avec sa gamme PlayStation. Toute déclaration évoquant sa possible disparition, surtout venant d’une figure aussi respectée que Kutaragi, est donc scrutée de près par toute une industrie attentive aux signaux faibles qui pourraient annoncer les prochaines grandes ruptures technologiques du secteur.
Reste que, pour l’instant, aucun acteur majeur du jeu vidéo n’a annoncé de plan concret allant dans ce sens, et les consoles actuelles continuent de représenter une part essentielle du chiffre d’affaires de l’industrie.
