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Au-delà des tensions avec la rédaction de BFMTV, c’est d’abord sur le terrain des audiences que « 100% Mabrouk » inquiète. Retour chiffré sur une courbe descendante qui interroge, à peine deux mois après le lancement de l’émission.
Un lancement pourtant réussi
Le 24 août 2026, pour son premier numéro, « 100% Mabrouk » réunit 372 000 téléspectateurs, soit 2,6 % de part d’audience selon Médiamétrie. Un score honorable pour une émission quotidienne qui s’installe sur une nouvelle chaîne, et qui place d’emblée Sonia Mabrouk devant certains de ses concurrents directs sur la même tranche horaire.
Une deuxième journée en demi-teinte, puis un pic
Le lendemain, l’audience recule légèrement à 363 000 téléspectateurs (2,7 %), avant de rebondir nettement le mercredi suivant avec 405 000 téléspectateurs (3,1 %) et un pic impressionnant à 546 000 téléspectateurs à 19h38. Ces variations, classiques pour une émission qui cherche encore son rythme de croisière, laissaient alors présager une stabilisation à un niveau plutôt satisfaisant pour la chaîne.
Le décrochage sous les 2 %
C’est le quatrième numéro qui marque le vrai tournant : l’émission chute à 264 000 téléspectateurs, soit 1,9 % de part d’audience, un plongeon de plus de trois points en seulement vingt-quatre heures. La concurrence directe d’un débat du Medef diffusé sur LCI ce soir-là explique en partie ce recul, mais le symbole reste fort : pour la première fois, « 100% Mabrouk » tombe sous la barre des 2 %.
Des chiffres encore plus bas, autour de 210 000 téléspectateurs, ont ensuite été évoqués et relayés sur les réseaux sociaux par Christine Kelly, ancienne consœur de Sonia Mabrouk à CNews, sans confirmation Médiamétrie officielle à ce stade.
Un contexte concurrentiel très disputé
Il faut toutefois replacer ces chiffres dans leur contexte : sur sa tranche horaire, BFMTV devançait encore récemment CNews, LCI et franceinfo un mercredi soir, preuve que l’émission conserve une base d’audience solide malgré ses fluctuations. Mais dans un paysage audiovisuel où chaque dixième de point compte, cette instabilité alimente les interrogations sur la pérennité du format à moyen terme.
