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Le coût d’un séjour linguistique représente souvent le principal frein à sa réalisation. Pourtant, il existe de nombreux dispositifs de financement qui permettent de réduire significativement la facture, voire dans certains cas de couvrir l’intégralité du projet. Ce guide recense les principales aides disponibles en France pour les étudiants, les salariés et les demandeurs d’emploi souhaitant partir apprendre une langue à l’étranger.
Le Compte Personnel de Formation (CPF)
Le CPF est alimenté automatiquement pour tout salarié du secteur privé à hauteur de 500 euros par an (plafonné à 5 000 euros, ou 800 euros par an et 8 000 euros plafonnés pour les personnes sans qualification). Il peut être utilisé pour financer des formations linguistiques éligibles, notamment les programmes préparant aux certifications reconnues comme le TOEIC, le TOEFL, le DELF ou le CLES. Pour trouver les formations éligibles, rendez-vous sur moncompteformation.gouv.fr et filtrez par langue et certification.
Les bourses Erasmus+
Pour les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur, le programme Erasmus+ est la référence en matière de mobilité internationale. Il finance des séjours d’études, de stage ou de formation dans les pays membres du programme, avec une bourse mensuelle qui varie selon le pays de destination (entre 150 et 700 euros par mois selon les partenariats). Renseignez-vous auprès du bureau des relations internationales de votre établissement.
Les aides des conseils régionaux
De nombreuses régions françaises proposent des aides spécifiques pour les séjours linguistiques, notamment pour les jeunes de moins de 30 ans. Ces aides prennent la forme de subventions directes, de prêts à taux zéro ou de remboursements partiels. Les montants et conditions varient selon les régions, il est donc indispensable de consulter le site du conseil régional de votre lieu de résidence pour connaître les dispositifs en vigueur.
Les comités d’entreprise et les employeurs
Si vous êtes salarié, votre comité d’entreprise (ou comité social et économique) peut financer tout ou partie d’un séjour linguistique, notamment si ce dernier s’inscrit dans un projet professionnel. De même, votre employeur peut prendre en charge la formation dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise. Parlez-en à votre responsable RH ou à votre manager.
Les fondations et associations
Plusieurs fondations et associations accordent des bourses individuelles pour des projets de mobilité internationale, notamment pour les jeunes issus de milieux modestes. La Fondation de France, l’Association française des boursiers, et diverses fondations d’entreprises proposent des aides ponctuelles. Ces bourses sont généralement attribuées sur dossier et nécessitent de justifier d’un projet solide et d’une situation financière précaire.
Les aides des caisses d’allocations familiales
Pour les séjours linguistiques de mineurs, certaines caisses d’allocations familiales (CAF) proposent des aides dans le cadre des vacances et loisirs. Le montant dépend du quotient familial et des dispositifs disponibles dans votre département. Consultez votre espace personnel sur caf.fr pour vérifier si vous êtes éligible à une aide pour les séjours de vos enfants.
Conclusion
Financer un séjour linguistique est tout à fait possible grâce à la combinaison de plusieurs dispositifs. En anticipant suffisamment tôt et en multipliant les demandes d’aide, il est souvent possible de couvrir une grande partie du coût. N’hésitez pas à contacter directement les organismes concernés pour obtenir des informations personnalisées sur votre situation.
