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Le dispositif Pinel, l’un des outils phares de la défiscalisation immobilière en France, s’éteint définitivement le 31 décembre 2024. Pour les investisseurs qui souhaitent encore en profiter, le temps est compté. Ce guide fait le point sur les conditions actuelles, les taux applicables et les alternatives à envisager après la fin du Pinel.
Qu’est-ce que la loi Pinel ?
Mise en place en 2014 pour relancer la construction de logements neufs dans les zones tendues, la loi Pinel permettait aux investisseurs d’obtenir une réduction d’impôt sur le revenu en échange de la mise en location de leur bien pendant une durée minimale de six, neuf ou douze ans. Le bien devait être neuf ou en état futur d’achèvement, respecter les normes thermiques et être situé dans une zone éligible (A bis, A, B1).
Les taux de réduction d’impôt en 2024
Attention : les taux ont été réduits depuis 2023. En 2024, les taux pour un investissement Pinel classique sont de 9 % pour six ans de location, 12 % pour neuf ans et 14 % pour douze ans. Ces taux sont calculés sur le prix d’achat du bien dans la limite de 300 000 euros et d’un plafond de 5 500 euros par mètre carré. La réduction maximale possible en 2024 est donc de 42 000 euros sur douze ans pour un investissement de 300 000 euros.
Pour bénéficier des anciens taux plus élevés (12 %, 18 % et 21 %), le dispositif Pinel Plus (ou Super Pinel) impose des critères renforcés : le logement doit respecter des normes de qualité d’usage plus strictes (surface habitable minimale selon le nombre de pièces, espaces extérieurs, double orientation) et être situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville.
Qui peut encore investir en Pinel en 2024 ?
Pour bénéficier de la réduction d’impôt, vous devez avoir signé un acte authentique d’achat avant le 31 décembre 2024 pour un bien livré, ou avoir souscrit des parts de SCPI Pinel avant cette date pour les investissements via des sociétés civiles de placement immobilier. Attention : la date retenue est celle de l’acte d’achat (ou de souscription), pas celle de la livraison du bien. Un programme en état futur d’achèvement (VEFA) acheté en 2024 reste éligible même si la livraison intervient en 2025 ou 2026.
Les plafonds de loyers et de ressources
L’investissement Pinel est soumis à des plafonds de loyers qui varient selon la zone géographique. En zone A bis (Paris et petite couronne), le plafond de loyer est de 18,89 euros par mètre carré en 2024. En zone A (grande couronne parisienne et grandes métropoles), il est de 14,03 euros. En zone B1, il descend à 11,31 euros. Les locataires doivent également respecter des plafonds de ressources, mais ceux-ci sont relativement élevés et excluent rarement les ménages à revenus moyens.
Les alternatives après la fin du Pinel
La disparition du Pinel ne signifie pas la fin des dispositifs de défiscalisation immobilière. Plusieurs alternatives existent pour les investisseurs souhaitant allier immobilier locatif et optimisation fiscale en 2025 et au-delà. Le statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) permet d’amortir le bien et de réduire significativement la fiscalité des loyers. Le dispositif Denormandie (pour les logements anciens à rénover dans les villes moyennes) reste en vigueur. La loi Malraux permet de déduire les travaux de restauration d’immeubles classés. Enfin, l’investissement dans les monuments historiques offre des avantages fiscaux substantiels pour les contribuables fortement imposés.
