Dengue, chikungunya : comment distinguer ces deux maladies transmises par le moustique tigre

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Le dernier bulletin de Santé publique France, qui a confirmé 479 cas importés de dengue depuis le 1er mai, mentionne aussi une progression du chikungunya sur la même période. Deux maladies transmises par le même moustique, mais qui ne se manifestent pas de la même façon.

Un vecteur commun, le moustique tigre

Dengue et chikungunya sont toutes deux transmises par le moustique tigre (Aedes albopictus), aujourd’hui implanté dans une large partie de la France métropolitaine. C’est ce qui explique que les deux maladies soient suivies conjointement par les autorités sanitaires, au sein du même dispositif de surveillance renforcée.

Des symptômes qui se recoupent, mais pas identiques

Les deux maladies partagent un socle commun de symptômes : fièvre élevée d’apparition brutale, maux de tête, courbatures et fatigue intense. La distinction se joue surtout sur les articulations : le chikungunya se caractérise par des douleurs articulaires souvent très invalidantes, qui peuvent persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois chez certains patients. La dengue, elle, provoque plutôt des douleurs musculaires et derrière les yeux, avec un risque de complications hémorragiques dans ses formes les plus sévères.

Un diagnostic qui nécessite une prise de sang

Seule une analyse biologique permet de confirmer avec certitude de quelle maladie il s’agit. D’où l’importance, rappelée par les autorités sanitaires, de consulter rapidement en cas de fièvre inexpliquée, en particulier au retour d’un séjour en zone tropicale ou après une piqûre de moustique suspecte en France métropolitaine.

  • Dengue : fièvre, douleurs musculaires, douleurs derrière les yeux.
  • Chikungunya : fièvre, douleurs articulaires marquées et parfois durables.
  • Diagnostic confirmé uniquement par une prise de sang.

Dans les deux cas, il n’existe pas de traitement antiviral spécifique : la prise en charge repose sur le repos, l’hydratation et des antidouleurs adaptés, en évitant certains anti-inflammatoires en cas de suspicion de dengue en raison du risque hémorragique.

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