Dengue en France : ce que révèlent les derniers chiffres de Santé publique France

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Une surveillance renforcée jusqu’à fin novembre

Chaque année, entre le printemps et l’automne, la France hexagonale place sa surveillance des maladies transmises par les moustiques sous haute vigilance. Cette période, dite de surveillance renforcée, court cette année jusqu’au 30 novembre, le temps que les populations de moustiques tigres, vecteurs potentiels de plusieurs maladies tropicales, régressent avec l’arrivée du froid.

Dans son dernier bulletin, publié le 4 novembre 2026, Santé publique France dresse un état des lieux chiffré de la situation, à partir des données remontées par les agences régionales de santé depuis le 1er mai.

479 cas importés de dengue depuis le 1er mai

Le chiffre qui ressort de ce bulletin est sans appel : 479 cas importés de dengue ont été recensés en France hexagonale entre le 1er mai et le 1er novembre 2026. Un cas « importé » désigne une personne contaminée lors d’un séjour à l’étranger, le plus souvent dans une zone où la dengue circule de façon active, puis diagnostiquée une fois rentrée sur le territoire national.

À titre de comparaison, le chikungunya, une autre maladie virale transmise par le moustique tigre, totalise sur la même période 165 cas importés, un volume nettement inférieur à celui de la dengue.

Des cas autochtones, signe d’une circulation locale

Plus préoccupant pour les autorités sanitaires : au 2 novembre 2026, 216 cas autochtones cumulés de chikungunya et de dengue ont été recensés. Contrairement aux cas importés, un cas autochtone signifie que la personne a été contaminée directement sur le territoire français, par la piqûre d’un moustique tigre local lui-même porteur du virus après avoir piqué une personne déjà infectée.

Cette circulation locale avait déjà été confirmée dès le mois de juillet, avec l’identification de deux cas autochtones de dengue sans lien épidémiologique entre eux, l’un dans le Tarn, l’autre dans l’Hérault. Des foyers isolés qui illustrent la capacité du moustique tigre, désormais implanté dans une large partie du territoire, à transmettre localement ces virus.

Pourquoi cette vigilance est maintenue

  • 479 cas importés de dengue recensés depuis le 1er mai 2026.
  • 165 cas importés de chikungunya sur la même période.
  • 216 cas autochtones cumulés de dengue et de chikungunya au 2 novembre.
  • Surveillance renforcée maintenue jusqu’au 30 novembre 2026.

Les bons réflexes face à une piqûre suspecte

Face à ces chiffres, les autorités sanitaires rappellent l’importance de limiter la prolifération du moustique tigre : vider les coupelles et autres réservoirs d’eau stagnante, utiliser des répulsifs lors des périodes à risque, et surtout consulter rapidement en cas de fièvre après un séjour en zone tropicale ou après une piqûre suspecte en France. Un diagnostic précoce permet non seulement une prise en charge adaptée, mais aussi de limiter le risque de transmission locale à d’autres moustiques.

La situation reste, selon Santé publique France, sous contrôle à l’échelle nationale, mais elle illustre la nécessité de maintenir une vigilance constante face à l’implantation durable du moustique tigre sur le territoire métropolitain.

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