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Dans notre article sur la revalorisation des retraites complémentaires attendue au 1er novembre, nous évoquions une formule de calcul précise. Voici comment elle fonctionne concrètement, étape par étape.
Le système par points, en quelques mots
La retraite complémentaire Agirc-Arrco ne fonctionne pas comme la retraite de base. Tout au long de sa carrière, chaque salarié du privé cumule des points, achetés chaque année grâce aux cotisations versées sur son salaire. Au moment du départ à la retraite, le nombre total de points est multiplié par une valeur de service, fixée chaque année par le conseil d’administration du régime. C’est précisément cette valeur de service qui fait l’objet d’une revalorisation potentielle au 1er novembre.
La règle officielle depuis l’accord 2023
Depuis l’accord national interprofessionnel signé en 2023, la règle de revalorisation suit un cadre précis. Chaque 1er novembre, la valeur du point doit évoluer selon l’inflation hors tabac mesurée par l’Insee sur les douze derniers mois, diminuée de 0,4 point. Le conseil d’administration dispose néanmoins d’une marge de négociation, pouvant retenir un taux compris entre :
- L’inflation diminuée de 0,8 point, en scénario le moins favorable
- L’inflation complète, en scénario le plus favorable aux retraités
Pourquoi cette marge de négociation existe
Cette fourchette permet aux partenaires sociaux d’ajuster la revalorisation en fonction de la situation financière du régime. L’objectif affiché est de garantir l’équilibre à long terme du système, tout en préservant au mieux le pouvoir d’achat des retraités. C’est cette même logique de prudence budgétaire qui avait conduit, en 2025, à un gel total de la valeur du point faute d’accord entre les négociateurs.
Un exemple concret pour mieux comprendre
Prenons un exemple simplifié : si l’inflation hors tabac s’établit à 2 % sur la période de référence, la hausse minimale serait de 1,2 % (2 % moins 0,8 point), et la hausse maximale pourrait atteindre 2 % si le conseil retient l’inflation complète. Entre ces deux bornes, les scénarios évoqués pour 2026 tournent le plus souvent autour d’une hausse médiane proche de 1,6 %.
Ce que cela signifie concrètement sur votre pension
Pour un retraité percevant 1 000 euros de retraite complémentaire par mois, une revalorisation de 1,6 % représenterait une hausse d’environ 16 euros mensuels, soit près de 192 euros sur une année pleine. Un montant qui peut sembler modeste à l’échelle individuelle, mais qui pèse lourd à l’échelle collective pour l’équilibre financier du régime, lequel verse des prestations à des millions de retraités chaque mois.
Retenir cette mécanique permet d’anticiper plus sereinement l’évolution de ses revenus, sans la confondre avec les débats parlementaires qui agitent par ailleurs la réforme des retraites de base.
