Horaires atypiques : l’Anses alerte sur les risques pour la santé des salariés en 2026

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Alors que la santé mentale a été déclarée grande cause nationale en 2026, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publie un avis qui vient enrichir le débat public : les horaires atypiques, qu’il s’agisse du travail de nuit, des horaires décalés ou du travail posté, ont des conséquences documentées sur la santé physique, psychique et sur la vie sociale et familiale des salariés concernés.

Ce que révèle l’avis de l’Anses

Dans son rapport publié en septembre 2026, l’agence sanitaire met en lumière plusieurs catégories d’effets liés aux horaires atypiques. Sur le plan physiologique, la désynchronisation du rythme circadien perturbe le sommeil, la digestion et la vigilance, avec des répercussions qui peuvent s’installer durablement chez les travailleurs exposés sur de longues périodes. L’Anses souligne également un risque accru de troubles cardiovasculaires et métaboliques associés à une exposition prolongée à ce type d’organisation du travail.

Au-delà des effets purement médicaux, l’agence pointe aussi les conséquences sur la vie sociale et familiale : difficultés à maintenir une vie de couple ou de famille stable, isolement social progressif, et complications dans l’organisation de la garde des enfants pour les parents concernés par ces horaires.

Qui est concerné par ces horaires atypiques ?

  • Les professionnels de santé travaillant en horaires postés dans les établissements hospitaliers
  • Les salariés de l’industrie et de la logistique fonctionnant en continu
  • Les métiers de la sécurité, du transport et des services d’urgence
  • Une part croissante de salariés du commerce et de la restauration soumis à des amplitudes horaires étendues

Les recommandations de l’agence sanitaire

Face à ce constat, l’Anses appelle les employeurs et les pouvoirs publics à limiter autant que possible le recours régulier aux horaires atypiques, et à privilégier, lorsque c’est possible, une meilleure rotation des équipes pour réduire l’exposition individuelle prolongée. L’agence recommande également un accompagnement médical renforcé pour les salariés concernés, avec un suivi plus régulier de leur état de santé global.

Parmi les pistes évoquées figurent aussi l’aménagement des espaces de repos sur les lieux de travail, la sensibilisation des managers aux enjeux de santé liés à ces organisations horaires, et une meilleure prise en compte de la vie personnelle dans la construction des plannings.

Une préoccupation qui s’inscrit dans un contexte plus large

Cet avis intervient alors que la santé mentale est désignée grande cause nationale pour 2026, avec près d’une personne sur cinq concernée par un trouble psychique ou lié au bien-être mental en France. Le gouvernement a par ailleurs lancé la campagne « Septembre Bouge », destinée à encourager l’activité physique régulière comme facteur de prévention contre plusieurs pathologies chroniques, un levier qui peut aussi contribuer à atténuer certains effets des horaires atypiques lorsqu’il est intégré dans le quotidien des travailleurs concernés.

Cette convergence d’initiatives témoigne d’une prise de conscience croissante des pouvoirs publics sur les liens étroits entre organisation du travail, santé physique et équilibre psychologique des salariés.

Ce qu’il faut retenir

  • Un avis de l’Anses publié en septembre 2026 sur les risques liés aux horaires atypiques
  • Des effets documentés sur le sommeil, le système cardiovasculaire et la vie familiale
  • Un appel à limiter le recours régulier à ces horaires et à renforcer le suivi médical
  • Une problématique qui s’inscrit dans l’année de la santé mentale, grande cause nationale 2026

Pour les salariés concernés par des horaires décalés ou postés, il reste conseillé de solliciter la médecine du travail en cas de fatigue persistante ou de troubles du sommeil, et de veiller autant que possible à préserver des temps de récupération suffisants, en cohérence avec les recommandations de l’Anses.

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