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À rebours de l’ouverture constatée sur Prime Video, évoquée dans notre article sur le nouveau boîtier Apple TV, un acteur historique du paysage audiovisuel français a fait le choix inverse : Canal+ a retiré les contenus Apple TV de ses offres de base pour les nouveaux abonnés.
Un retrait effectif depuis le 20 août 2026
Depuis le 20 août 2026, Apple TV n’est plus inclus dans les offres « Canal+ » et « 100 % Canal+ » pour les nouveaux abonnés. Ce service, qui permettait auparavant d’accéder aux contenus Apple directement via l’abonnement Canal+ de base, nécessite désormais une souscription séparée pour toute nouvelle inscription.
Les abonnés historiques provisoirement épargnés
Les abonnés déjà présents avant ce changement conservent pour l’instant leur accès à Apple TV sans supplément. Aucune date de fin n’a été communiquée pour ces abonnés historiques, mais rien ne garantit que cette tolérance soit maintenue indéfiniment, les opérateurs ajustant régulièrement ce type d’avantage au fil des renégociations de contrats de distribution.
Les nouvelles options pour accéder à Apple TV via Canal+
- Offre de base Canal+ : 19,99 €/mois, sans Apple TV pour les nouveaux abonnés.
- Option Apple TV seule : environ 9,99 € supplémentaires par mois.
- Bundle Ciné Séries : autour de 29,99 €/mois, qui inclut Apple TV ainsi que d’autres chaînes cinéma et plateformes.
- Abonnement Apple TV direct : 9,99 €/mois ou 99 €/an, en dehors de Canal+.
Une logique de protection des marges
Ni Canal+ ni Apple n’ont officiellement détaillé les raisons de ce changement. Les observateurs du secteur y voient surtout une volonté de Canal+ de préserver ses marges sur les abonnements de base, plutôt que de continuer à absorber le coût de distribution d’un service tiers sans surcoût pour l’abonné. Ce choix contraste nettement avec la stratégie inverse adoptée par Amazon, qui a intégré Apple TV à Prime Video sans augmenter son propre tarif d’abonnement.
Ce que ce retrait annonce pour les futurs contrats de distribution
Ce choix de Canal+ s’inscrit dans un mouvement plus large de renégociation des contrats de distribution entre les bouquets historiques et les plateformes de streaming internationales. Plutôt que d’inclure systématiquement ces services dans leurs offres de base, plusieurs distributeurs cherchent désormais à les proposer en option payante, afin de limiter les coûts de licence tout en continuant à répondre à la demande des abonnés intéressés.
Cette évolution pourrait annoncer d’autres ajustements similaires dans les mois à venir, à mesure que les négociations entre Canal+ et les plateformes partenaires se poursuivent, dans un marché du streaming français de plus en plus fragmenté entre offres groupées et abonnements à la carte.
Pour les foyers équipés de longue date, ce type de changement rappelle aussi l’intérêt de comparer régulièrement le contenu réel de son abonnement à son tarif, les offres groupées évoluant plus souvent qu’il n’y paraît au fil des renégociations entre distributeurs et plateformes.
