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Comme chaque rentrée, le mois de septembre s’accompagne de son lot de nouveautés réglementaires. Retraite, arrêts de travail, facturation électronique ou encore usage du téléphone au lycée : voici un tour d’horizon des principaux changements qui entrent en vigueur en France en ce mois de septembre 2026.
Retraite : l’âge légal se stabilise
À compter du 1er septembre 2026, l’âge légal de départ à la retraite est figé à 62 ans et 9 mois, et ce jusqu’en janvier 2028. Cette stabilisation concerne cinq générations, celles nées entre 1964 et 1968, qui bénéficient ainsi d’une meilleure visibilité pour planifier leur fin de carrière.
Autre évolution notable : les trimestres accordés au titre de la naissance, de l’éducation ou de l’adoption d’un enfant peuvent désormais être pris en compte pour l’accès à un départ anticipé pour carrière longue. Cette règle s’applique aux retraites qui débutent à partir du 1er septembre 2026, et devrait faciliter le départ anticipé de nombreux parents, notamment des mères de famille.
Arrêts de travail : une durée de prescription encadrée
Nouveauté importante pour les salariés comme pour les médecins prescripteurs : depuis le 1er septembre 2026, la durée d’un arrêt de travail ne peut plus dépasser 31 jours pour une première prescription, et 62 jours en cas de prolongation. Cette mesure vise à renforcer le suivi médical des arrêts longs, avec des points de contrôle plus réguliers entre le patient et son médecin traitant.
Facturation électronique : le grand saut pour les entreprises
Dès le 1er septembre, l’ensemble des sociétés implantées en France doivent être en mesure de recevoir des factures sous format électronique. Cette étape s’inscrit dans le calendrier progressif de généralisation de la facturation électronique interentreprises, avec pour objectif de simplifier la gestion administrative et de lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA.
Les entreprises n’ayant pas encore adapté leurs outils de facturation sont invitées à se rapprocher rapidement de leur expert-comptable ou de leur éditeur de logiciel de gestion pour se mettre en conformité.
Téléphones portables : l’interdiction s’étend au lycée
Après avoir concerné l’école primaire puis le collège, l’interdiction des téléphones portables et autres objets connectés s’étend désormais officiellement aux lycéens à l’occasion de cette rentrée 2026. Une mesure qui vise à limiter les distractions en classe et à favoriser la concentration des élèves, mais dont les modalités d’application concrètes (casiers, pochettes verrouillées, etc.) restent à la main de chaque établissement.
Rénovation énergétique : des conditions resserrées
Pour les propriétaires de maisons individuelles qui envisagent une rénovation énergétique globale, l’octroi des aides MaPrimeRénov’ est désormais conditionné à l’abandon définitif des systèmes de chauffage au gaz. Une évolution qui s’inscrit dans la trajectoire de décarbonation du parc immobilier français, mais qui implique de revoir en profondeur certains projets de travaux déjà engagés.
Mode éphémère : un malus environnemental
Toujours à partir du 1er septembre 2026, un malus ciblant les produits commercialisés par les marques de mode dite « ultra éphémère » entre en application. Cette mesure vise à responsabiliser un secteur pointé du doigt pour son impact environnemental important, en renchérissant le coût des articles concernés.
Récapitulatif des dates clés
- 1er septembre 2026 : âge légal de la retraite figé à 62 ans et 9 mois ;
- 1er septembre 2026 : durée maximale des arrêts de travail encadrée (31 puis 62 jours) ;
- 1er septembre 2026 : obligation pour toutes les entreprises de recevoir des factures électroniques ;
- Rentrée 2026 : interdiction du téléphone portable étendue aux lycées ;
- 1er septembre 2026 : conditions resserrées pour MaPrimeRénov’ et nouveau malus mode éphémère.
Ces évolutions, qui touchent aussi bien les particuliers que les entreprises, confirment une rentrée 2026 particulièrement chargée sur le plan réglementaire. Il est conseillé de vérifier sa situation personnelle auprès des organismes compétents (Assurance retraite, Assurance maladie, service des impôts) pour anticiper au mieux ces changements.
