Congé de naissance, APL, aide à domicile : ce qui change au 1er juillet 2026

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La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, publiée au Journal officiel fin décembre 2025, continue de produire ses effets tout au long de l’année. Plusieurs mesures importantes sont entrées en vigueur au 1er juillet 2026, touchant aussi bien les jeunes parents que les étudiants ou les bénéficiaires de l’aide à domicile. Voici un point complet sur ces changements à connaître.

Un nouveau congé de naissance pour les parents

Mesure phare de cette rentrée d’été : la création d’un congé supplémentaire de naissance, mobilisable depuis le 1er juillet 2026. Ce nouveau dispositif permet à chaque parent de bénéficier d’une à deux mois de congé indemnisé, en complément des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant déjà existants.

Ce qu’il faut retenir

  • Disponible depuis le 1er juillet 2026
  • Ouvert à chaque parent séparément
  • Durée : 1 à 2 mois de congé indemnisé
  • Vient en complément des congés parentaux existants

Cette évolution vise à offrir davantage de souplesse aux familles pour organiser l’arrivée d’un enfant, sans avoir à choisir entre reprise anticipée du travail et disponibilité auprès du nouveau-né.

Aide à domicile : la condition d’âge relevée

Un décret publié le 8 avril 2026 modifie les conditions d’accès à l’exonération de cotisations patronales applicable à la rémunération des aides à domicile. La condition d’âge passe désormais de 70 à 80 ans pour pouvoir bénéficier de ce dispositif. Un changement notable pour les familles employant une aide à domicile pour un proche âgé, qui doivent revoir leurs démarches administratives en conséquence.

Les foyers concernés sont invités à se rapprocher de l’Urssaf ou d’un conseiller spécialisé pour vérifier l’impact concret de cette évolution sur leur situation, notamment en cas de renouvellement de contrat d’aide à domicile en cours d’année.

APL : fin du droit pour certains étudiants étrangers

Autre changement d’ampleur au 1er juillet 2026 : les étudiants ressortissants de pays situés hors Union européenne, hors Espace économique européen et hors Suisse, qui ne bénéficient pas d’une bourse sur critères sociaux versée par le Crous, perdent leur droit aux Aides Personnalisées au Logement (APL). Cette mesure, issue de la loi de finances pour 2026, a été validée par le Conseil constitutionnel en février 2026 et officialisée par un décret publié au Journal officiel le 28 juin 2026.

  • Concerne les étudiants hors UE/EEE/Suisse
  • Sans bourse Crous sur critères sociaux
  • Application effective depuis le 1er juillet 2026

Les étudiants concernés sont invités à anticiper cette perte de ressource dans leur budget logement, en se rapprochant si besoin des services sociaux de leur établissement pour identifier des solutions alternatives.

100 millions d’euros pour l’habitat intermédiaire

Dans un tout autre registre, la loi de financement de la sécurité sociale 2026 engage un effort financier significatif de 100 millions d’euros en faveur de l’habitat intermédiaire. Cette enveloppe doit permettre de développer des solutions de logement adaptées, à mi-chemin entre le domicile classique et l’établissement médicalisé, pour les personnes âgées ou en perte d’autonomie.

Comment s’y retrouver dans ces évolutions

Face à ce calendrier de réformes, la meilleure approche reste de vérifier régulièrement sa situation personnelle auprès des organismes concernés : CAF pour les APL, Urssaf pour les questions d’aide à domicile, et caisse de sécurité sociale pour le nouveau congé de naissance. Ces démarches, bien qu’administratives, conditionnent directement l’accès à des droits parfois substantiels, qu’il s’agisse d’un jeune couple qui attend un enfant ou d’une famille qui accompagne un proche âgé au quotidien.

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