C’est l’un des regrets les plus marquants exprimés par Luis Fernandez dans son appel à réorganiser la maison du football français : l’absence des champions de 1984 et 1998 au sein des instances dirigeantes.
Retrouvez tous nos conseils dans notre rubrique Au sport.
Deux générations qui ont marqué l’histoire
La génération 1984, championne d’Europe à domicile avec notamment Michel Platini, et celle de 1998, sacrée championne du monde à la maison autour de Zinédine Zidane, restent parmi les plus titrées de l’histoire du football français. Pourtant, leur présence dans les organes de décision reste aujourd’hui limitée.
Les raisons avancées
- Des parcours post-carrière très différents, entre consulting, formation et vie privée
- Des instances dirigeantes historiquement plus administratives que sportives
- Un manque de passerelles structurées entre le monde des anciens joueurs et la gouvernance fédérale
- Une génération parfois jugée trop consensuelle pour porter des projets de rupture
Ce que cela changerait, selon Luis Fernandez
Pour l’ancien milieu parisien, intégrer davantage ces figures dans les instances permettrait de reconnecter les décisions prises au sommet avec les réalités vécues sur le terrain par les joueurs, les clubs et les formateurs. Un argument qui trouve un écho particulier au moment où plusieurs voix réclament une modernisation de la gouvernance du football français.
Un débat loin d’être nouveau
Cette question de la place des anciens champions dans les instances revient périodiquement dans le débat public français, sans qu’une réforme structurelle n’ait jusqu’ici été mise en place pour y répondre durablement.
