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Depuis la fin septembre 2026, les marins et agents sédentaires CGT de Corsica Linea ont déposé un préavis de grève reconductible de 48 heures, perturbant fortement les liaisons maritimes au départ de Marseille, mais aussi de Toulon et de Nice. Un mouvement qui touche à la fois les lignes vers la Corse, l’Algérie et la Tunisie, et qui illustre des tensions sociales plus profondes au sein de la compagnie.
Un mouvement social aux racines économiques
Selon la CGT, ce mouvement de grève fait suite à une situation jugée critique : retrait immédiat d’un navire, suppression de deux équipages, et menace planant sur 90 contrats à durée indéterminée au sein de la compagnie. Les syndicats dénoncent également une remise en cause potentielle des lignes sous délégation de service public, qui relient notamment Marseille à Propriano et à l’Île-Rousse.
Des traversées annulées pour de nombreux voyageurs
Dans les faits, ce préavis reconductible s’est traduit par l’annulation de plusieurs traversées entre la Corse et Marseille, mais aussi par des perturbations sur les lignes à destination de l’Algérie. Pour de nombreux voyageurs, qu’ils soient en déplacement professionnel, en vacances ou de retour de l’étranger, ces annulations imposent de revoir leurs plans dans l’urgence.
Ce qu’il faut retenir sur la situation actuelle
- Un préavis de grève reconductible par périodes de 48 heures, susceptible d’être prolongé
- Des perturbations qui concernent plusieurs ports : Marseille, Toulon et Nice
- Un impact direct sur les liaisons vers la Corse, l’Algérie et la Tunisie
- Une situation économique de la compagnie au cœur des revendications syndicales
Quelle issue pour ce conflit social ?
Face à la mobilisation, la direction de Corsica Linea a appelé à une reprise immédiate de l’activité, invoquant la nécessité de préserver la continuité territoriale pour la Corse, particulièrement dépendante de ces liaisons maritimes pour l’approvisionnement et les déplacements de ses habitants. Les discussions entre direction et représentants syndicaux se poursuivent, sans qu’une issue définitive ne soit encore actée à ce stade.
Ce qu’il faut retenir
Au-delà de l’impact immédiat sur les voyageurs, cette grève met en lumière des difficultés structurelles plus larges dans le secteur du transport maritime de passagers, entre impératifs de continuité territoriale, équilibres économiques fragiles et revendications sociales légitimes des salariés du secteur.
