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Le 26 septembre, une journée pour faire le point
Chaque année, le 26 septembre est consacré à la Journée mondiale de la contraception. Son objectif : améliorer l’information sur les différentes méthodes disponibles et permettre à chacun de faire un choix éclairé, adapté à sa situation et à sa santé. En France, l’accès à la contraception a beaucoup progressé ces dernières années, notamment grâce à plusieurs mesures de gratuité. Pourtant, de nombreuses idées reçues persistent et une partie des grossesses non désirées reste liée à un défaut ou à un oubli de contraception.
Panorama des méthodes contraceptives
Les méthodes hormonales
- La pilule (œstroprogestative ou progestative) : encore la méthode la plus utilisée, elle impose une prise quotidienne régulière.
- L’implant : un petit bâtonnet placé sous la peau du bras, efficace pendant trois ans.
- Le stérilet hormonal (DIU au lévonorgestrel) : efficace de trois à huit ans selon les modèles.
- Le patch et l’anneau vaginal : ils diffusent des hormones et se changent chaque semaine ou chaque mois.
- L’injection progestative, renouvelée tous les trois mois.
Les méthodes non hormonales
- Le stérilet au cuivre : sans hormone, il reste efficace jusqu’à dix ans selon les modèles.
- Le préservatif masculin ou interne : le seul moyen de contraception qui protège aussi des infections sexuellement transmissibles (IST).
- Le diaphragme et la cape cervicale, associés ou non à un spermicide.
- Les méthodes naturelles (observation du cycle, température) : leur efficacité est nettement plus faible en pratique.
Les méthodes définitives
La stérilisation, qu’il s’agisse de la ligature des trompes ou de la vasectomie, est accessible aux personnes majeures après un délai de réflexion de quatre mois. La vasectomie connaît un intérêt croissant ces dernières années, signe d’un meilleur partage de la charge contraceptive au sein des couples.
Ce qui est gratuit en France
Plusieurs mesures facilitent l’accès à la contraception, en particulier pour les jeunes :
- La contraception est prise en charge à 100 % pour toutes les personnes de moins de 26 ans, sans avance de frais : consultation, examens biologiques éventuels et contraceptifs remboursables.
- La contraception d’urgence (« pilule du lendemain ») est délivrée gratuitement en pharmacie, sans ordonnance, à toute personne, quel que soit son âge.
- Les préservatifs de certaines marques sont gratuits en pharmacie pour les moins de 26 ans, sans ordonnance.
- Les mineurs peuvent bénéficier d’une contraception de façon confidentielle, sans autorisation parentale.
La contraception d’urgence : agir vite
En cas de rapport non ou mal protégé (oubli de pilule, préservatif qui a glissé ou s’est rompu), la contraception d’urgence doit être prise le plus tôt possible. Deux types de pilules existent : l’une à prendre dans les trois jours, l’autre jusqu’à cinq jours après le rapport. Le stérilet au cuivre, posé dans les cinq jours, constitue la méthode d’urgence la plus efficace. Dans tous les cas, un test de grossesse est recommandé en cas de retard de règles, ainsi qu’un dépistage des IST.
Comment choisir sa contraception ?
Il n’existe pas de méthode idéale pour tout le monde. Le choix dépend de plusieurs critères :
- l’âge et l’état de santé (tabagisme, antécédents de thrombose, migraines, tension artérielle) ;
- le mode de vie et la capacité à suivre une prise quotidienne ;
- la tolérance aux hormones et les éventuels effets indésirables ;
- le projet de grossesse à plus ou moins long terme ;
- le besoin de protection contre les IST.
Un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme peuvent prescrire la contraception et en assurer le suivi. Les centres de santé sexuelle (anciens centres de planification) accueillent également gratuitement et de manière anonyme.
Les idées reçues à oublier
- « Le stérilet est réservé aux femmes qui ont eu des enfants » : faux, il peut être posé chez les femmes n’ayant jamais accouché.
- « La pilule fait grossir » : les études ne montrent pas de prise de poids significative pour la majorité des utilisatrices.
- « On ne peut pas tomber enceinte pendant les règles » : faux, le risque est faible mais réel.
Conclusion
La Journée mondiale de la contraception est l’occasion de faire le point sur sa méthode et de s’informer sur les alternatives. Grâce à la gratuité pour les moins de 26 ans et à l’accès libre à la contraception d’urgence, les freins financiers ont largement reculé. N’hésitez pas à en parler avec un professionnel de santé pour trouver la solution la plus adaptée à votre vie.
