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Propriétaires et copropriétaires, si vous envisagez des travaux de rénovation énergétique, l’année 2026 apporte son lot de nouveautés à connaître avant de vous lancer. Entre l’évolution du mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) et de nouvelles conditions d’accès aux aides, le paysage de la rénovation change en profondeur. Voici ce qu’il faut retenir pour bien préparer votre projet.
Le DPE change de méthode de calcul
La nouveauté la plus marquante concerne directement le diagnostic de performance énergétique : le coefficient appliqué à l’électricité, utilisé dans le calcul de l’étiquette énergie d’un logement, passe de 2,3 à 1,9. Concrètement, ce simple ajustement méthodologique fait gagner une lettre d’étiquette énergétique à des centaines de milliers de logements chauffés à l’électricité, sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé.
Cette évolution, purement technique en apparence, a des conséquences bien réelles : elle peut influencer la valeur perçue d’un bien à la vente ou à la location, mais aussi l’éligibilité à certaines aides ou obligations légales liées à l’étiquette énergétique (comme l’interdiction progressive de location des passoires thermiques).
Ce qu’il faut vérifier si votre logement est concerné
- Demandez un nouveau DPE si votre logement est chauffé à l’électricité et que son étiquette actuelle date d’avant ce changement de coefficient.
- Vérifiez l’impact potentiel sur votre projet de vente ou de location, notamment si votre bien était proche du seuil entre deux étiquettes.
- Ne considérez pas ce changement comme une amélioration réelle de la performance énergétique : le bâti, lui, n’a pas changé.
Des conditions d’aides resserrées pour MaPrimeRénov’
Pour prétendre aux aides les plus intéressantes de MaPrimeRénov’, deux conditions sont désormais requises : atteindre au moins deux classes DPE de gain, ou réaliser au minimum 35 % d’économie d’énergie grâce aux travaux entrepris. Cette exigence vise à privilégier les rénovations d’ampleur, plus efficaces sur le long terme qu’une succession de petits gestes isolés.
Autre nouveauté à anticiper : un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ devient obligatoire avant tout dépôt de demande d’aide. Cette étape, pensée pour mieux orienter les propriétaires vers les travaux les plus pertinents pour leur logement, ajoute une étape supplémentaire dans le parcours de la demande, qu’il convient d’anticiper largement avant de lancer son chantier.
Les étapes clés d’un projet de rénovation énergétique en 2026
- Réaliser un audit énergétique pour identifier les travaux prioritaires de votre logement.
- Prendre rendez-vous avec un conseiller France Rénov’ avant tout dépôt de dossier.
- Comparer plusieurs devis d’artisans certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
- Déposer la demande d’aide avant le démarrage des travaux, condition impérative pour rester éligible.
Un budget national ambitieux pour l’Anah
Sur le plan budgétaire, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) dispose d’une enveloppe initiale proche de 4,4 milliards d’euros pour l’année 2026, avec un objectif affiché de 120 000 rénovations d’ampleur, réparties entre 68 000 logements en copropriété et 52 000 logements individuels. Cette ambition traduit la volonté des pouvoirs publics de maintenir la dynamique de rénovation énergétique du parc immobilier français, malgré les contraintes budgétaires globales.
Et du côté du marché immobilier ?
Sur le plan plus général du marché, les perspectives pour 2026 semblent légèrement plus favorables qu’en 2025, avec une hausse estimée à environ 1 % en valeur, portée par une progression des prix d’environ 0,7 %. Un signal de stabilisation après plusieurs années plus incertaines pour le secteur.
En résumé
Entre le nouveau mode de calcul du DPE, les conditions resserrées pour MaPrimeRénov’ et le rendez-vous obligatoire avec un conseiller France Rénov’, les propriétaires qui envisagent des travaux en 2026 doivent anticiper un parcours administratif un peu plus structuré qu’auparavant. Ces évolutions visent globalement à orienter les aides publiques vers des rénovations plus efficaces et durables, un objectif qui devrait, à terme, bénéficier à l’ensemble du parc de logements français.
