Marché immobilier en France juin 2026 : prix, taux et transactions, le point complet

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Après plusieurs années de forte volatilité liée aux fluctuations des taux d’intérêt et au contexte économique mondial, le marché immobilier français entre dans une phase de stabilisation en ce premier semestre 2026. Prix quasi stables, taux en légère hausse et volume de transactions en recul modéré : voici le tableau complet du marché au 28 juin 2026.

Les prix de l’immobilier : une quasi-stabilité sur un an

Au 1er juin 2026, le prix moyen des logements anciens en France s’établit à 2 994 euros par mètre carré, soit une quasi-stabilité sur douze mois (-0,1 % en glissement annuel). Cette moyenne nationale cache toutefois des évolutions contrastées selon les types de biens.

Appartements en légère hausse, maisons en recul

  • Appartements : + 1,8 % sur un an, à 3 838 €/m² en moyenne nationale
  • Maisons : – 1,6 % sur un an, à 2 357 €/m² en moyenne nationale

La divergence entre appartements et maisons s’explique notamment par la localisation des biens : les appartements se concentrent dans les grandes agglomérations urbaines où la demande reste soutenue, tandis que les maisons, davantage situées en périphérie ou dans les zones rurales, subissent plus fortement le contrecoup de la remontée des taux.

Paris : légère progression des prix

La capitale fait exception à la tendance nationale, avec une légère progression des prix enregistrée en juin 2026. Après avoir connu une phase de correction importante entre 2022 et 2024, le marché parisien semble avoir trouvé un nouveau plancher et renoue avec une dynamique positive, portée par une demande structurellement forte et une offre de logements limitée.

Les taux de crédit immobilier : légère remontée

Après leur décrue marquée tout au long de l’année 2024 et du premier semestre 2025, les taux de crédit immobilier sont repartis à la hausse de manière modérée depuis l’automne 2025. En mai 2026, le taux moyen des crédits immobiliers s’établit à 3,25 % sur 20 ans (hors assurance emprunteur), contre 3,05 % en juin 2025.

L’impact sur le pouvoir d’achat immobilier

Cette remontée progressive des taux a un impact direct sur la capacité d’emprunt des ménages. Pour un emprunt de 200 000 euros sur 20 ans, la mensualité passe d’environ 1 109 € à 3,05 % à environ 1 132 € à 3,25 %, soit une différence de 23 € par mois. Si cette variation peut sembler modeste, elle réduit mécaniquement la capacité d’emprunt des acheteurs, notamment les primo-accédants aux revenus plus modestes.

Les courtiers en crédit immobilier conseillent de comparer attentivement les offres de plusieurs établissements bancaires et de ne pas négliger l’assurance emprunteur, qui peut représenter une économie substantielle si elle est souscrite auprès d’un assureur externe à la banque prêteuse.

Volume des transactions : une baisse anticipée

Le volume de transactions dans l’ancien devrait enregistrer une baisse de 5 à 6 % par rapport à 2025, selon les estimations de la FNAIM. Cette décrue s’explique par la conjugaison de plusieurs facteurs : taux de crédit en légère hausse, prix encore élevés dans de nombreuses zones et attentisme d’une partie des acheteurs potentiels qui espèrent une correction plus significative.

La FNAIM alerte sur une situation de crise qui s’aggrave progressivement dans certaines zones géographiques, notamment dans les villes moyennes et les zones rurales où les délais de vente s’allongent et les négociations sur les prix se durcissent.

Tendances régionales : des situations très contrastées

Le baromètre immobilier de mai-juin 2026 révèle des situations très disparates selon les régions françaises :

  • ÃŽle-de-France : stabilisation après correction, dynamisme retrouvé à Paris intramuros
  • Côte d’Azur et Bretagne : marchés encore tendus avec une demande de résidences secondaires soutenue
  • Bordeaux et Lyon : correction des prix entamée depuis 2023, marché progressivement rééquilibré
  • Zones rurales : difficultés persistantes, délais de vente allongés et négociations de plus en plus fréquentes

Conseils pour acheter ou louer en juin 2026

Dans ce contexte de marché stabilisé mais incertain, plusieurs principes guident les décisions les plus éclairées :

  • Acheteurs : ne pas hésiter à négocier les prix, notamment pour les biens à fort DPE (étiquette énergétique médiocre), qui représentent un levier de négociation significatif
  • Vendeurs : afficher un prix de marché cohérent dès la mise en vente pour éviter les délais excessifs
  • Locataires : profiter de l’encadrement des loyers dans les zones tendues pour faire valoir vos droits
  • Investisseurs : cibler les zones à forte demande locative et évaluer soigneusement la rentabilité nette après charges et fiscalité

Pour aller plus loin dans vos démarches immobilières, retrouvez tous nos conseils et guides pratiques dans notre rubrique Se loger sur Club Taurin.

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