Pénuries de médicaments : pourquoi 27% des Français sont désormais concernés

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Un chiffre résume à lui seul l’ampleur du problème : selon le dernier baromètre de France Assos Santé, 27% des Français déclarent avoir été confrontés à une pénurie de médicament. Un constat que vient appuyer un rapport de la commission des affaires sociales du Sénat, enregistré début octobre, et qui accompagne une proposition de loi dédiée à ce sujet.

Un phénomène qui ne cesse de s’amplifier

Lors d’une émission diffusée le 12 octobre sur Public Sénat, les intervenants ont rappelé un chiffre particulièrement frappant : le nombre de pénuries de médicaments a été multiplié par vingt en douze ans en France. Une trajectoire qui interroge directement sur la solidité de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique dans le pays.

Des chiffres qui confirment une tendance de fond

  • 27% des Français rapportent avoir déjà été confrontés à une rupture de stock pour l’un de leurs traitements, selon France Assos Santé.
  • Près de 400 médicaments étaient recensés en rupture de stock en France en 2025, un niveau qui illustre l’ampleur déjà atteinte par le phénomène.
  • Un rapport sénatorial, enregistré le 7 octobre 2026, accompagne désormais une proposition de loi visant à mieux encadrer ces situations de pénurie.

Pourquoi ce sujet s’invite au Sénat

Face à la multiplication des signalements, les parlementaires ont choisi de se saisir frontalement de la question, avec l’objectif de sécuriser davantage la chaîne d’approvisionnement et de mieux informer les patients en cas de rupture annoncée. Une démarche qui traduit la prise de conscience progressive d’un problème longtemps resté marginal dans le débat public.

Ce que cela change concrètement pour les patients

Au quotidien, une pénurie de médicament se traduit souvent par un passage obligé en pharmacie pour trouver une alternative, parfois un délai d’attente supplémentaire, ou encore une adaptation temporaire du traitement sous contrôle médical. Autant de situations qui, répétées, finissent par peser sur la confiance des patients dans la disponibilité de leurs traitements habituels.

Le bon réflexe en cas de rupture

Face à une pénurie constatée en pharmacie, la recommandation officielle reste constante : ne jamais interrompre ou modifier seul son traitement, mais contacter rapidement son médecin traitant ou son pharmacien pour envisager une solution adaptée. Un conseil simple, mais qui évite bien des complications inutiles pour les patients concernés par des traitements au long cours.

Avec ce rapport sénatorial et ces chiffres en forte hausse, la question des pénuries de médicaments s’impose désormais durablement dans le débat public, loin de l’anecdote isolée qu’elle pouvait représenter il y a encore quelques années.

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