Prix du gaz : la vraie raison qui explique ces hausses mois après mois

Retrouvez tous nos conseils dans notre rubrique Se loger. Cet article complète notre dossier consacré à la hausse du prix du gaz au 1er novembre.

Un prix calculé chaque mois par la CRE

Le prix repère de vente du gaz (PRVG) est publié mensuellement par la Commission de régulation de l’énergie, sur la base des prix constatés sur les marchés de gros au cours des semaines précédentes. Cette méthode de calcul explique pourquoi le prix affiché un mois donné reflète en réalité une situation de marché antérieure de plusieurs semaines.

Le rôle central des cours de gros

La hausse de 6,6 % constatée au 1er novembre 2026 s’explique directement par des cours de gros plus élevés en septembre par rapport au mois d’août. Ces cours de gros évoluent en fonction de multiples facteurs : niveau des stocks européens de gaz, demande industrielle, conditions météorologiques anticipées, ou encore tensions géopolitiques susceptibles d’affecter les flux d’approvisionnement.

Une saisonnalité qui pèse chaque année

L’approche de l’hiver joue traditionnellement un rôle dans l’évolution des prix du gaz, la demande augmentant mécaniquement avec les besoins de chauffage à travers l’Europe. Cette dynamique saisonnière, récurrente d’une année sur l’autre, explique en partie pourquoi les mois d’automne voient souvent les prix de gros, puis le prix repère, évoluer à la hausse.

Ce qui ne change pas dans le calcul

Il est important de noter que seule la part approvisionnement du prix du gaz évolue avec ces variations de marché. Les coûts de réseau, liés au transport et à la distribution du gaz jusqu’aux logements, ainsi que les taxes applicables, restent quant à eux fixés indépendamment de ces fluctuations mensuelles, et ne sont revus que selon un calendrier distinct.

Ce que cela implique pour les prochains mois

Dans la mesure où le prix repère reflète des cours de gros passés avec un décalage de plusieurs semaines, les prochaines publications mensuelles de la CRE continueront de dépendre de l’évolution des marchés de gros au cours de l’automne et de l’hiver, une période généralement marquée par une plus forte volatilité des prix de l’énergie en Europe.

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