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La prévention en santé continue de progresser en France, avec une réforme notable annoncée pour l’automne 2026. Un arrêté publié début août au Journal officiel élargit l’accès au rendez-vous de prévention, un dispositif encore trop méconnu du grand public. Explications sur ce qui va changer concrètement pour les patients.
Un dispositif de prévention encore trop peu utilisé
Malgré un système de soins reconnu pour son efficacité curative, la France accuse un certain retard en matière de prévention santé. Alors que les maladies chroniques progressent et que les dépenses de santé continuent d’augmenter chaque année, les politiques publiques peinent encore à installer durablement des réflexes de prévention dans le parcours de vie des Français. C’est précisément pour répondre à ce constat que le rendez-vous de prévention a été mis en place, avant d’être élargi cette année.
Les kinésithérapeutes désormais habilités
La grande nouveauté de cet été concerne l’élargissement des professionnels habilités à réaliser ce rendez-vous de prévention. Jusqu’à présent réservé à certains professionnels de santé, le dispositif s’ouvre désormais également aux kinésithérapeutes, qui pourront à leur tour accompagner leurs patients dans cette démarche préventive.
- Un accès facilité grâce à un réseau de professionnels plus large sur tout le territoire
- Une prise en charge complémentaire à celle des médecins généralistes et des sages-femmes déjà habilités
- Une reconnaissance du rôle grandissant des kinésithérapeutes dans le suivi global de la santé de leurs patients
Un tarif fixé à 30 euros
Le tarif de cette consultation de prévention a été fixé à 30 euros, un montant clair qui permet une meilleure lisibilité pour les patients souhaitant en bénéficier. Ce rendez-vous, qui ne remplace pas une consultation médicale classique, est spécifiquement conçu pour faire un point global sur l’état de santé du patient et ses habitudes de vie.
Un rendez-vous qui peut déboucher sur un vaccin ou un dépistage
Autre nouveauté importante : à l’issue de ce rendez-vous, le patient peut désormais repartir directement avec un vaccin ou un test de dépistage, sans nécessiter de consultation supplémentaire. Une évolution qui simplifie considérablement le parcours de soins et qui pourrait, à terme, contribuer à améliorer significativement les taux de couverture vaccinale et de dépistage précoce en France.
- Gain de temps pour les patients, qui évitent une consultation supplémentaire
- Simplification du parcours de prévention, souvent perçu comme fastidieux
- Meilleure articulation entre prévention, vaccination et dépistage au sein d’un même rendez-vous
Une entrée en vigueur prévue au 1er octobre 2026
Ces nouvelles mesures, publiées au Journal officiel du 2 août 2026, entreront officiellement en vigueur à compter du 1er octobre 2026. Un délai qui doit permettre aux professionnels concernés de se former et de s’organiser pour proposer ce nouveau service dans de bonnes conditions dès la rentrée d’automne.
Pourquoi la prévention santé reste un enjeu majeur
Au-delà de cette réforme spécifique, la question de la prévention santé demeure un enjeu de société majeur en France. Un système de santé performant sur le plan curatif ne suffit pas à lui seul à garantir le bien-être de la population sur le long terme : c’est aussi par l’anticipation et la détection précoce que se joue la santé publique de demain.
- Adopter une activité physique régulière, adaptée à son âge et à sa condition physique
- Surveiller son alimentation au quotidien, sans excès ni privation excessive
- Ne pas négliger les rendez-vous de suivi, même en l’absence de symptômes apparents
- Se tenir informé des nouveaux dispositifs de prévention proposés par l’Assurance Maladie
Ce qu’il faut retenir
Cette réforme du rendez-vous de prévention, avec l’ouverture aux kinésithérapeutes et la possibilité de repartir directement avec un vaccin ou un dépistage, constitue une avancée notable pour la santé publique en France. Reste désormais à voir, dès son entrée en vigueur le 1er octobre prochain, si ce dispositif parviendra réellement à ancrer durablement les réflexes de prévention dans le quotidien des Français.
