Les superaliments : lesquels intégrer dans votre alimentation

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Le terme « superaliment » est partout — sur les emballages, dans les magazines santé, sur les réseaux sociaux. Mais derrière le marketing, certains de ces aliments ont une densité nutritionnelle réellement exceptionnelle. D’autres sont surtout des opportunités commerciales. Ce guide démêle le vrai du faux et vous dit lesquels valent vraiment la peine d’être intégrés à votre alimentation.

Qu’est-ce qu’un superaliment ?

Il n’existe pas de définition légale ou scientifique du terme « superaliment ». En pratique, on désigne ainsi des aliments présentant une concentration exceptionnelle de nutriments bénéfiques (vitamines, minéraux, antioxydants, acides gras essentiels) par rapport à leur volume ou calorie. L’Union Européenne interdit d’ailleurs d’utiliser ce terme à des fins commerciales sans allégation santé prouvée.

Les superaliments réellement validés par la science

Les graines de chia

Exceptionnelles pour leur teneur en oméga-3 (le meilleur rapport oméga-6/oméga-3 du règne végétal), en fibres solubles et en calcium. Une cuillère à soupe contient autant de calcium qu’un verre de lait. Utilisez-les dans les smoothies, yaourts ou puddings. 2 cuillères à soupe par jour suffisent.

Le curcuma

La curcumine, son principe actif, a des propriétés anti-inflammatoires très étudiées. Attention : elle est très peu biodisponible seule — pour l’assimiler, associez toujours le curcuma à du poivre noir (la pipérine multiplie l’absorption par 20) et une matière grasse. Dans les currys, les smoothies dorés, les vinaigrettes.

Les noix (cerneaux de noix)

Les noix sont l’une des meilleures sources végétales d’oméga-3, de vitamine E et de polyphénols. Une poignée par jour (30 g) est associée à une réduction du risque cardiovasculaire dans de nombreuses études. Et contrairement à d’autres « superaliments », elles ne coûtent pas cher.

Les légumineuses

Lentilles, pois chiches, haricots… Ce sont probablement les « superaliments » les plus accessibles et les moins chers. Riches en protéines végétales, fibres, fer, magnésium et vitamines B. Intégrez-les 3 à 4 fois par semaine dans votre alimentation.

Les fruits rouges (myrtilles, framboises, grenades)

Parmi les aliments les plus riches en antioxydants (anthocyanes). Les myrtilles surgelées sont aussi nutritives que les fraîches et bien moins chères. Parfaites dans les smoothies, les porridges ou nature.

La spiruline

Cette micro-algue est exceptionnellement riche en protéines complètes (70% de protéines), fer, vitamines B12 et bêta-carotène. Particulièrement utile pour les végétariens et végétaliens. 3 à 5 g par jour en poudre dans un smoothie ou jus.

Les superaliments surestimés

  • Les baies de goji : riches en antioxydants, mais pas plus que les myrtilles françaises à un tiers du prix
  • L’huile de coco : composée à 90% d’acides gras saturés. À consommer avec modération malgré sa popularité
  • Le jus de grenade : souvent très sucré. Mangez la grenade entière, bien plus riche en fibres

Comment intégrer les superaliments sans se ruiner

  • Commencez par les moins chers et les plus accessibles : noix, légumineuses, fruits rouges surgelés
  • Ajoutez progressivement graines de chia, curcuma, spiruline
  • Variez plutôt que de vous focaliser sur un seul « miracle food »
  • Achetez en vrac ou en grandes surfaces bio pour réduire les coûts

Les vrais superaliments ne sont pas forcément exotiques. Une alimentation variée incluant des légumineuses, des noix, des fruits et légumes colorés et des céréales complètes est déjà une alimentation « super » — sans avoir besoin de produits onéreux importés de l’autre bout du monde.

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