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Le marché du crédit immobilier amorce un tournant en cette rentrée 2026. Après plusieurs mois de relative stabilité, les taux repartent légèrement à la hausse, et plusieurs signaux économiques laissent penser que cette tendance pourrait s’accentuer d’ici la fin de l’année. Pour les candidats à l’achat, le message des courtiers est clair : les semaines qui viennent pourraient constituer la dernière fenêtre pour emprunter dans des conditions encore favorables.
Où en sont les taux en ce début septembre
Selon le baromètre CAFPI publié le 1er septembre 2026, les taux moyens obtenus par les emprunteurs s’établissent à 3,23% sur 15 ans, 3,43% sur 20 ans et 3,53% sur 25 ans. Dans la pratique, les taux réellement constatés sur le marché tournent plutôt autour de 3,40% sur 20 ans et 3,50% sur 25 ans, avec des barèmes pouvant grimper jusqu’à 3,60% voire 3,70% selon les établissements. Les meilleurs dossiers, eux, parviennent encore à décrocher des conditions proches de 3,00% sur 15 ans et 3,10% sur 20 ans.
Pourquoi les taux pourraient encore grimper
- L’OAT à 10 ans, référence pour le financement de la dette et indirectement pour les taux bancaires, évolue désormais au-dessus de 4%, un niveau inédit depuis 2009
- Plusieurs courtiers anticipent un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne dans les prochaines semaines
- Une hausse progressive de 30 à 50 points de base est désormais envisagée par les analystes d’ici la fin de l’année
- Les taux sur 20 ans pourraient ainsi se rapprocher de la fourchette 3,7% à 4% si ce scénario se confirme
Ce que cela signifie pour les acheteurs
Pour un projet d’achat immobilier déjà engagé ou en phase de finalisation, il peut être judicieux d’accélérer les démarches de financement plutôt que d’attendre, la fenêtre de taux actuelle pouvant se refermer plus vite que prévu si les prévisions des courtiers se confirment. À l’inverse, pour un projet encore à un stade préliminaire, il reste essentiel de comparer plusieurs offres bancaires et de solliciter un courtier pour obtenir les meilleures conditions possibles avant toute nouvelle hausse.
Le montant de l’apport personnel, la stabilité professionnelle et le taux d’endettement restent, comme toujours, des critères déterminants dans l’obtention d’un taux avantageux, indépendamment du contexte macroéconomique global.
Un marché sous surveillance
Cette remontée des taux intervient dans un contexte économique plus large marqué par des incertitudes sur la trajectoire budgétaire française et son impact sur les marchés obligataires. La prime de risque exigée par les investisseurs sur la dette française pèse directement sur le coût de refinancement des banques, qui répercutent progressivement cette évolution sur les taux proposés aux emprunteurs.
Les professionnels du secteur recommandent donc une vigilance particulière dans les semaines à venir, notamment pour les ménages dont le projet d’achat dépend d’un climat de taux encore relativement contenu par rapport aux standards historiques de long terme.
Les points clés à retenir
- Des taux moyens qui remontent légèrement en ce début septembre 2026, autour de 3,40% à 3,50% sur 20-25 ans
- Un OAT 10 ans au-dessus de 4%, un signal de tension sur les marchés obligataires
- Une hausse de 30 à 50 points de base anticipée par les courtiers d’ici la fin de l’année
- Une fenêtre de financement encore favorable, mais potentiellement limitée dans le temps
Face à ce contexte mouvant, les futurs acquéreurs ont tout intérêt à solliciter rapidement plusieurs simulations de prêt et à comparer les offres des différents établissements bancaires, afin de sécuriser des conditions de financement encore compétitives avant une possible accentuation de la hausse des taux d’ici la fin de l’année 2026.
