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Un des arguments centraux dans le débat sur le statut des AESH concerne directement leur rémunération, régulièrement pointée du doigt comme l’une des plus faibles de la fonction publique.
Une grille construite autour de onze échelons
La grille salariale actuelle des AESH repose sur une réforme de la grille contractuelle intervenue ces dernières années, organisée autour de onze échelons avec une reprise d’ancienneté pour les agents déjà en poste. Ce système permet une progression salariale au fil des années d’exercice, mais reste contesté pour son niveau de départ jugé trop faible par les organisations syndicales.
Le poids déterminant du temps partiel
Au-delà du taux horaire lui-même, c’est souvent la quotité de travail qui pèse le plus lourd sur le salaire final des AESH. De nombreux accompagnants exercent en effet à temps partiel subi, faute de pouvoir cumuler suffisamment d’heures d’accompagnement sur une même semaine, ce qui se traduit directement par une rémunération mensuelle particulièrement modeste.
Une revendication claire : le temps complet à 24 heures
Les organisations syndicales réclament aujourd’hui un temps complet fixé à 24 heures hebdomadaires pour l’ensemble des AESH, une mesure qui permettrait mécaniquement d’améliorer leur rémunération sans nécessairement modifier la grille indiciaire elle-même. Cette revendication figure systématiquement parmi les priorités énoncées lors des mobilisations du secteur.
Un comparatif qui alimente le débat
- La rémunération des AESH reste, à ancienneté comparable, inférieure à celle de nombreux autres agents contractuels de la fonction publique
- Le passage à un statut de fonctionnaire de catégorie B impliquerait une grille indiciaire différente, potentiellement plus favorable
- Les économies budgétaires invoquées par le gouvernement pour écarter cette réforme restent, selon les syndicats, à mettre en balance avec le coût du turn-over important observé dans la profession
Tant que cette question de la rémunération ne sera pas durablement résolue, la profession devrait continuer à faire face à des difficultés de recrutement et de fidélisation, un constat partagé par la plupart des acteurs du secteur éducatif.
