Retrouvez toutes nos informations pratiques dans notre rubrique Pratique & Administratif.
La fiscalité du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) connaît en 2026 l’un de ses changements les plus importants depuis des années. Applicable aux revenus perçus en 2025 et déclarés en 2026, cette réforme touche en priorité la location touristique non classée, mais pas seulement.
Un régime désormais à deux vitesses
Depuis 2025-2026, les meublés de tourisme non classés sont soumis à un plafond de 15 000 euros de recettes annuelles et à un abattement forfaitaire de 30 % en régime micro-BIC. À l’inverse, les locations meublées longue durée et les meublés de tourisme classés conservent un régime plus favorable, avec un plafond de 77 700 euros et un abattement de 50 %.
La réintégration des amortissements dans la plus-value
Deuxième bouleversement majeur : les amortissements déduits chaque année en LMNP sont désormais réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la cession du bien, pour toute vente réalisée depuis le 15 février 2025. Un changement qui réduit mécaniquement l’avantage fiscal cumulé du statut sur la durée de détention du bien.
Des prélèvements sociaux à la hausse
- Les prélèvements sociaux sur les revenus LMNP passent de 17,2 % à 18,6 %
- Une hausse qui s’applique directement sur les revenus locatifs déclarés
- Un effet cumulatif avec les autres ajustements de la réforme
Un changement de doctrine pour les non-résidents
La loi de finances pour 2026 met également fin à une doctrine antérieure concernant les loueurs en meublé professionnels (LMP) non résidents : leurs recettes locatives doivent désormais être comparées non seulement aux revenus professionnels imposés en France, mais aussi à ceux soumis à un impôt équivalent dans leur État de résidence. De nombreux non-résidents pourraient ainsi basculer du statut LMP vers le statut LMNP dès 2026.
Pourquoi cette réforme maintenant
Ces ajustements s’inscrivent dans une volonté plus large de rééquilibrer la fiscalité entre la location touristique courte durée, accusée de peser sur l’offre de logements dans certaines zones tendues, et la location longue durée, jugée plus utile pour répondre aux besoins en logement des résidents permanents.
Ce que les propriétaires doivent anticiper
Pour les propriétaires de meublés de tourisme non classés, l’équation devient moins favorable qu’auparavant. Beaucoup devront réévaluer la pertinence de leur stratégie locative, entre poursuite en location courte durée malgré une fiscalité moins avantageuse, bascule vers la location longue durée, ou classement officiel de leur bien pour conserver le régime fiscal le plus favorable.
