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L’actualité immobilière est particulièrement dense en ce mois d’avril 2026. Le gouvernement a présenté le 23 avril un ambitieux projet de loi logement, la rénovation énergétique dépasse désormais la construction neuve en volume d’investissements, et les loyers continuent de progresser dans les grandes agglomérations. Voici un point complet sur la situation du marché immobilier français.
Le projet de loi logement d’avril 2026 : les grandes mesures
Le gouvernement a présenté le 23 avril 2026 plusieurs mesures phares pour relancer la construction, soutenir la location et rénover les quartiers anciens. L’objectif central du plan est ambitieux : atteindre une production annuelle de 400 000 logements d’ici 2028, grâce à une combinaison d’incitations fiscales, de simplifications réglementaires et de partenariats public-privé.
Parmi les mesures phares de ce texte :
- Simplification des permis de construire : réduction des délais d’instruction de 30 %
- Troisième génération de renouvellement urbain (2030-2040) : lancement officiel
- Passoires énergétiques : autorisation de relocation sous condition de travaux engagés (3 ans pour les maisons, 5 ans pour les appartements)
- Zones tendues : extension du périmètre pour mieux encadrer les loyers
- PTZ élargi : accès facilité au Prêt à Taux Zéro pour les primo-accédants
Ce projet de loi tente de réconcilier les objectifs parfois contradictoires de la politique du logement : stimuler la construction neuve tout en protégeant les locataires et en accélérant la rénovation thermique du parc existant.
La rénovation énergétique, moteur du marché
Un fait marquant de 2026 : la rénovation représente désormais plus de 50 % du marché de la construction, avec 118 milliards d’euros investis sur un total de 215 milliards d’euros. C’est la première fois que le volume de travaux de rénovation dépasse durablement celui de la construction neuve, marquant un tournant historique pour le secteur du bâtiment.
Plusieurs facteurs expliquent ce dynamisme. D’abord, les obligations réglementaires progressives liées au DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) : les logements classés G ne peuvent plus être loués depuis 2025, et les classés F seront concernés à partir de 2028. Ensuite, l’attractivité des aides publiques comme MaPrimRénov’ qui couvre jusqu’à 90 % des travaux pour les ménages les plus modestes.
La performance énergétique affecte directement la valeur des biens : les propriétés bien notées (A ou B) se vendent plus rapidement et à des prix supérieurs de 10 à 20 % par rapport à des biens comparables moins bien classés. Investir dans la rénovation thermique est donc devenu un choix patrimonial autant qu’écologique.
Les loyers repartent à la hausse
Le marché locatif français connaît une nouvelle tension en 2026. Les loyers ont progressé en moyenne de +2,5 % au niveau national par rapport à l’an dernier, et de +3,5 % à Paris, dépassant l’inflation. Cette hausse s’explique principalement par la tension persistante entre une demande locative soutenue et une offre qui peine à se reconstituer après plusieurs années de repli de la construction.
Dans les métropoles régionales comme Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes, les loyers progressent également de 2 à 3 %, rendant l’accès au logement de plus en plus difficile pour les ménages à revenus médians. Ce contexte renforce la nécessité d’un parc de logements sociaux plus important et mieux réparti sur le territoire.
Propriétaires, locataires ou primo-accédants, notre rubrique Se loger vous accompagne dans toutes vos décisions immobilières avec des informations fiables et actualisées en permanence.
