Lésion au mollet : ce que l’on sait sur la blessure qui écarte Rabiot des terrains

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Alors que son absence prolongée inquiète l’AC Milan, revenons en détail sur la nature exacte de la blessure d’Adrien Rabiot et sur ce qu’elle implique pour son retour à la compétition.

Le muscle soléaire, un acteur discret mais essentiel

Situé en profondeur du mollet, sous le muscle gastrocnémien, le soléaire joue un rôle central dans la propulsion et la stabilité de la cheville. Chez un footballeur professionnel, soumis à des efforts répétés de sprint, de freinage et de changement de direction, ce muscle est particulièrement exposé à la fatigue et aux microtraumatismes.

Pourquoi ce type de lésion inquiète les clubs

Contrairement à une blessure aiguë et spectaculaire, une lésion du soléaire peut rester silencieuse plusieurs jours avant d’être diagnostiquée avec précision. C’est souvent une gêne persistante à la course qui pousse le joueur et le staff médical à demander une IRM, comme cela a été le cas pour Rabiot.

Des délais de retour variables

  • Lésion légère (grade 1) : 1 à 2 semaines d’arrêt
  • Lésion modérée (grade 2) : 3 à 5 semaines
  • Lésion sévère (grade 3) : plus de 6 semaines, avec risque de rechute accru

Le club n’a pas communiqué le grade exact de la lésion, mais la durée annoncée de plusieurs semaines laisse penser à une atteinte modérée.

Le risque de la précipitation

Pour les staffs médicaux, la tentation de faire revenir un cadre trop vite est toujours présente, surtout en période de calendrier chargé. Mais une reprise précoce augmente fortement le risque de rechute, qui peut alors entraîner une indisponibilité bien plus longue que prévu initialement.

Ce que cela signifie pour la suite

En attendant, l’encadrement milanais privilégiera une reprise progressive : course sur terrain, puis entraînement collectif partiel, avant un retour en match officiel. Une prudence qui s’explique aussi par l’importance du joueur dans le projet de jeu de son entraîneur.

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